Impressions d’Asie en février 2008 sur le vif

Comment dire/écrire ce que je ressens depuis mon retour ? C’est dans le corps autant que dans la tête.

D’abord ce n’est pas le climat qui me perturbe, bien sûr nous ne vivons pas pareil s’il fait 40° ou 5° dehors. A 30/40° les gens vivent dehors, et là  est la différence, pas dans la différence de température. Ici les gens vivent dedans, cachés. Là-bas ils vivent ensemble, pas chacun dans sa case, observant depuis sa case comment l’autre vit quand il sort de chez lui “pour faire quelque chose” dedans on est censé ne rien faire ! Ne rien faire donc c’est :

Lire dans un fauteuil ou dans son lit,

lire n’étant compris que comme de la distraction alors que c’est, pour moi, d’abord apprendre, tout dépend de ce qu’on lit : des romans roses ou de la littérature, ou des études sur l’histoire ou la géographie ou la politique (pas sur la vie people/privé des politiques) ou l’économie (là  pour comprendre mieux comment le monde tourne). On peut aussi écouter la radio pour les mêmes raisons.

Travailler devant un ordinateur…

oui je vois, devant un ordinateur on ne peut que jouer…et bien non devant un ordinateur on peut écrire, calculer, prévoir, s’informer par internet qui nous ouvre le monde dans cette petite fenêtre, on peut aussi écrire sur son blog quelque résumé sur ses cogitations, et donc le proposer à ce monde pour que chacun participe à cette pensée qui n’est plus seule dans son coin. Là-bas aussi on joue beaucoup devant un ordinateur, mais pas chez soi, dans des salles réservées s’alignent les fauteuils confortables devant les écrans : ne n’est pas dans les moyens de chacun d’acheter un ordinateur chez soi, à  l’inverse d’ici où tout est considéré être acheté/possédé… un des avantages est que là  encore on rencontre et côtoie l’autre ! Et ici tant pis si il faut courir loin de chez soi pour trouver un ordinateur…

Là -bas pour manger on sort de chez soi, chez nous on rentre chez soi. En Asie il est plus économique de manger de la nourriture préparer par d’autres, tout l’inverse de chez nous. Si bien que dire à un Asiatique que l’on ne va jamais dans un restaurant car c’est trop chère reste totalement incompréhensible pour eux. (je pense beaucoup à  cette nourriture dont les prix ont soudainement augmenté pour des raisons de profits d’actionnaires, ces jours-ci…). Donc je me suis remise à faire la cuisine 2 fois par jour, ça occupe trop de temps, inutilement dirais-je.

En Asie le rapport aux autres est d’abord corporel, surtout lorsqu’on ne parle pas la même langue. Tout dépend du pays. Au Vietnam beaucoup parle l’anglais ou le français, en Thaïlande, à l’inverse, peut-être assis sur la sûreté de l’acquis du tourisme, aucun effort pour comprendre une autre langue, au Cambodge pour d’autres raisons liées à  l’Histoire… Dans les deux cas on sourit beaucoup, en Thaïlande et au Cambodge on s’incline, on joint les deux mains à hauteur du visage pour remercier, au Vietnam et au Cambodge on touche l’autre au bras ou à  l’épaule avec affection, cette proximité corporelle je l’ai beaucoup apprécié.

Là -bas me manquait la langue française (sauf avec les passionnants interlocuteurs que j’ai rencontré), ici elle est presque trop abondante…

Mui Ne cour de l'hotel et amies
Mui Ne cour de l’hôtel et amies
marche nouvel an - repos
marche nouvel an – repos
Ho Chi Minh Ville, marche nouvel an – repos
Ho chi Minh ville, marché de Noël visiteurs
Ho chi Minh ville, marché de Noël visiteurs

Pas la sensation de la solitude là-bas, il suffisait de sortir de chez soi pour rencontrer l’autre d’une manière ou d’une autre.

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Annie Stasse

site de vente chez Artisanat thaïlandais
Enfant solitaire je me suis plongée dans les livres, j'ai du en lire plusieurs milliers, surtout sciences humaines. J'écris depuis "toujours" sur des cahiers, puis sur mon ordinateur - Mac - depuis années 1980..
Je me suis intéressée au web depuis fin des années 1990, 1er blog WP hébergé en 2005.
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