Guérison du syndrome de l’intestin irritable

Atteinte de douleurs difficiles à décrire mais qui m’obligeaient à m’allonger durant 24 à 48 heures, les jambes coupées, pouvant à peine penser, douleurs calmées (et non arrêtées) uniquement par de la codéine. J’en avais un reste pour des douleurs antérieures, j’en prenais un comprimé le soir au coucher, et je pouvais m’endormir. Mais mon médecin refusa de m’en prescrire car une nouvelle loi les interdit pour cause de dépendance.syndrome de l'intestin irritable

… je cherchais à comprendre d’où me venaient ces douleurs. Déjà je procédais à une observation de mon alimentation, comme mon état s’aggravait il ne me restait en choix alimentaire que du riz et des pommes de terre, ce qui m’affolait car depuis toujours, par goût et culture (1), je ne sais manger depuis mon enfance autrement que des légumes en base de menu, quand je fais mes courses je commence par choisir des légumes de saisons et en complément je choisis un peu de viande. Pas l’inverse !

Alors je procédais à un historique de l’origine de mon état :pâte pain en levée

A – du pain maison levé :

  1. en février 2017 j’avais procédé à la fabrication d’un pain maison qui proposait la levée en ne faisant “rien” sinon le laisser lever “naturellement” en le laissant 24 à 48 heures dans son réfrigérateur, ou pour l’accélération à 40 ° quelques temps dans son four. La farine que j’employais était T55 donc rien d’irritant.
  2. le pain était un délice !
  3. mais alors se déclencha des douleurs dans mon intestin. Ayant du mal à croire que c’était le pain, je laissais passer une semaine et je recommençais cette fabrication une 2ième fois… douleurs pire que la 1ère fois.
  4. la suite fut que presque tous les légumes me provoquaient ces douleurs, certes certains plus que d’autres, j’essayais de les répertorier, et de comprendre… pourquoi plus tel légume plus que tel autre. Je remarquais que c’était du à leurs fibres. Mais des constats curieux : le poivron rouge ne provoquait aucune douleur tandis que le poivron vert en déclenchait ! Certaines salades et pas d’autres, en fait les salades dont les feuilles étaient plus fermes.

B – remontée dans le temps

  1. Candida_albicansen janvier de l’année 2016 je fus atteinte de diarrhées. Je les soignais avec les moyens habituels. Au bout d’une semaine de persistance j’appelais mon médecin… sa secrétaire refusa de me donner un RDV à une heure “souple” compte tenu qu’une diarrhée se passe à toute heure du jour et de la nuit (dans mon cas plus particulièrement vers 3/4heures du matin, mais aussi à d’autres heures de la journée imprévisible).
  2. Au bout d’une semaine je cherche un service d’urgence dans ma commune et n’en trouve pas.
  3. Je me résous à téléphoner à l’hôpital qui me donne un rendez-vous aux urgences rapidement.
  4. M’y rendant 2 jours plus tard je me retrouve face au généraliste que j’avais quitté pour incompétence, après hésitation je m’assois et lui expose mes symptômes.
  5. il me dit que je fais exactement ce qu’il faut et que je n’ai qu’à continuer : sans rigoler ? ceci jusqu’à la fin de ma vie ?
  6. Finalement je découvre un service d’urgence de la ville au bout de 4 semaines de diarrhées, j’y vais, on me prescris des analyses de selles : j’ai des Candida (3), champignons naturellement dans l’intestin, et qui se multiplient sans explication dans mon intestin, jusqu’à me rendre malade. On me prescrit des anti fongiques pour 2 ou 3 semaines de traitement, déjà au bout de quelques jours je vais mieux.
  7. mais ceci se répétera plusieurs fois durant l’année 2016 (janvier, juillet, octobre).
  8. je commençais à avoir peur sur mon avenir “intestinal”.
  9. et en février 2017 arriva ce que décrit au début : des douleurs irrépressibles et intenables.

Au fil des jours mon état empira tel que décrit en introduction.

Informations sur les soins de l’intestin

Je cherchais sur le net, sur des sites sûrs (2), une explication à mon mal. Je finis par apprendre que je souffrais du “syndrome de l’intestin irritable”. Je trouvais des descriptions correspondant à mon mal : j’avais un nom à mettre sur mon mal, mais aucun soin n’était proposé, sinon très parcellaire et “promettant” qu’il n’y aurait aucune guérison. De profundis.

Parallèlement, par France-Culture, m’arriva, avant et pendant mon état, que de nouveaux soins des intestins se faisaient par implantation de bactéries venues (prélevées) d’un intestin sain. J’étais enthousiaste sur ces nouveaux soins de l’intestin. Mais il n’était pas dit comment on pouvait bénéficier de ce miracle. Mais ne faisait, à ce moment-là, aucun lien entre mes douleurs et ces bactéries bénéfiques.

J’avoue que j’avais pris un certain froid avec mon généraliste après le refus de RDV. J’eus même “des mots” avec ses remplaçantes qui m’engueulaient : ma réputation était faite dans le cabinet : j’avais mauvais caractère, ce qu’il me disait à chaque visite.

Il m’envoya voir un premier spécialiste fin de l’année 2016 : diagnostique : tout est normal. Sans blague ? 3 fois des Candida (3) dans l’année et tout est normal ?

Je prends les choses en main

je me décide à retourner voir mon généraliste en mai 2017. Parallèlement je cherchais dans les magasins (pharmacies et grandes surfaces) des bactéries à ingérer. Recherches infructueuses : rien ne correspond à mes besoins/recherches.

colon irrite colon normalFace à mon généraliste je lui exposai l’historique de mes douleurs comme décrites plus haut. Le miracle fut : il me prescrivit ces fameuses bactéries de réensemencement de l’intestin. Il en avait connaissance ; en fait fin 2016 nous avions eu un échange concernant la découverte des bactéries ensemencées, il en avait connaissance, et j’avais dit “c’est ce dont j’aurais besoin”, ceci donc suite à mon envahissement de Candida.

Malgré tout mon généraliste m’encouragea à un nouveau rendez-vous chez un autre spécialiste gastroentérologue (en hôpital). Je lui exposais tout depuis janvier. Charmant, beau, agréable, il notait, écoutait. Je lui montrais l’ordonnance des “bactéries”, il me dit sur un ton de désapprobation vive :

  • mais vous savez ce que vous prenez ?
  • oui un réensemencement de l’intestin.

et il me prescrivit une coloscopie.

En quelques jours de prises quotidiennes de ces bactéries (elles se présentent en gélules) tout se calme. Au fil des jours je réintroduis avec grande précaution des légumes les “moins fibreux” : salades jeunes, poivrons rouges ; puis artichauts ; puis au bout de 3 mois j’osais les légumineuses qui m’avaient procuré les douleurs les pires : pois chiches, petits pois.

Je n’ai plus de douleurs : tous les légumes et tous les fruits sont à nouveau digestes.

J’ai annulé la coloscopie qui n’était qu’une observation de la “mécanique” intestinale alors qu’il s’agit de l’équilibre de ma flore intestinale !

Je suis guérie : plus aucune douleur, plus de syndrome de l’intestin irritable.

_________________

(1) Italie

(2) e-santé.fr , Wikipédia

(3) j’eus plusieurs sortes de Candida

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Annie Stasse

site de vente chez Artisanat thaïlandais
Enfant solitaire je me suis plongée dans les livres, j'ai du en lire plusieurs milliers, surtout sciences humaines. J'écris depuis "toujours" sur des cahiers, puis sur mon ordinateur - Mac - depuis années 1980..
Je me suis intéressée au web depuis fin des années 1990, 1er blog WP hébergé en 2005.
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