J’avoue que j’ai été perturbé en apprenant que les chats, selon une récente étude de Nature Communications tuaient chaque années des milliards d’oiseaux et de petits mammifères sauvages. Ma question fut aussitôt : faut-il tuer tous nos chats ?
J’ai donc essayé d’en savoir un peu plus. L’article de Nature communications est payant mais les premières lignes sont suffisantes pour apprendre que :
Menaces anthropiques, comme les collisions avec des structures artificielles, les véhicules, les empoisonnements et la prédation par les animaux domestiques, se combinent pour tuer des milliards d’animaux sauvages chaque année. Les chats domestiques ont été introduits au niveau mondial et ont contribué à l’extinction de la diversité de la faune sur les îles. L’ampleur de la mortalité qu’ils provoquent dans les régions continentales reste spéculative, à grande échelle des estimations fondées sur des analyses non systématiques et peu prise en compte par les données scientifiques. Ici, nous procédons à un examen systématique et quantitatif de la mortalité causée par estimation des chats aux États-Unis. Nous estimons qu’en liberté les chats domestiques tuent entre 1,4-3,7 milliards d’oiseaux et les mammifères 6,9-20,7 milliards de mammifères par an. C’est la cause principale de leur mortalité. Nos résultats suggèrent que les chats en liberté cause la mortalité de la faune sensiblement plus grande que le pensait auparavant et sont probablement la plus grande source de mortalité anthropique pour les oiseaux et les mammifères américains.L’intervention politique est nécessaire pour réduire cet impact.
Voulant en savoir un peu plus j’ai lu un article du Figaro qui aurait été à la source de l’information en France, qui développe et nous découvre ce qu’on n’a pu lire sur Nature communications. Toujours curieuse, j’ai trouvé un article sur Contrepoints qui relativise totalement les dégâts en les comparant à d’autres :
Des chiffres effroyables d’une précision propre aux environnementalistes, qui – une fois n’est pas coutume – admettent leur incertitude.
«Les écarts dans les résultats s’expliquent par certaines incertitudes», commente Romain Julliard, chercheur en biologie de la conservation au Muséum national d’histoire naturelle. [...] Il n’empêche, «ces chiffres sont incroyables», ajoute Romain Julliard.
Le chat est une menace liée aux hommes, et par conséquent une mauvaise menace. Il n’est pas grave que les oiseaux de proie soient responsables d’un carnage annuel au sein des oiseaux et petits mammifères ou que les dauphins soient responsables d’un carnage aquatique – sauf si deux espèces très mignonnes sont menacées – mais les chats s’ajoutent aux menaces liées aux hommes.
Différentes études ont montré que l’introduction de chats là où il n’y en avait pas auparavant provoque des désastres. Ils sont alors considérés comme appartenant aux pires espèces invasives. «Sur les îles, les chats laissés en liberté ont provoqué ou contribué à la disparition d’oiseaux, de reptiles et de mammifères. Trente-trois au total, dont plusieurs espèces d’oiseaux», précise l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Les chats sont aussi indirectement responsables de la disparition d’autres prédateurs. «Lorsqu’ils tuent des oiseaux, les chats errants entrent directement en compétition avec d’autres espèces pour qui c’est la seule nourriture, alors que les matous même sans maîtres peuvent la plupart du temps se nourrir ailleurs et notamment auprès d’habitants attentionnés», explique encore Romain Julliard.
Ces vilains chats préfèrent manger d’autres animaux, mettant en danger ces animaux et leurs autres prédateurs. On notera qu’aucun scientifique n’a songé à remercier les chats pour la disparition des autres prédateurs – qui, en toute logique, étaient responsables d’un génocide animal permanent. Quand les chats comprendront-ils qu’il faut laisser faire la nature et préférer la nourriture offerte par l’homme à celle offerte par la nature ?
Malgré ces effets nuisibles, «la gestion des chats errants ou qui ont une maison est toujours dictée par leur bien-être plutôt que par leurs impacts écologiques», rappellent les scientifiques qui appellent à une prise de conscience et à un changement. Seront-ils entendus ?
Pour être rassurants, les scientifiques affirment prendre en compte le bien-être des chats errants ou non plutôt que leur impact écologique – une démarche étrangement opposée à celle qu’ils appliquent lorsqu’il s’agit des hommes. Ils appellent toutefois à une prise de conscience, première étape avant un changement des mentalités et des comportements. Il s’agira une nouvelle fois de sensibiliser, à grands renforts d’argent public, les citoyens pas assez éco-conscientisés – via des campagnes de publicité, des images choc de chats tueurs en série assorties de slogans mettant en avant la cruauté de l’animal.
Et la conclusion relativise :
Après avoir remis en question toutes les découvertes et inventions de l’homme polluantes et nuisibles – soit tout le progrès depuis le feu, première source de pollution découverte par l’homme – pour le faire retourner à une préhistoire où il cohabitait harmonieusement avec la nature, la mort et la maladie, les environnementalistes remettent aujourd’hui en question la domestication de l’animal par l’homme pour qu’il partage les fruits de sa chasse et ceux qu’il pourrait cueillir avec les oiseaux et rongeurs. De la part de toute l’humanité, Contrepoints souhaite la bienvenue au chat sur la liste des espèces menacées par les environnementalistes.
Ils sont pourtant bien innocent ceux qu’on nous propose en objet de décorations (artisanat Thaïlandais, en vente sur mon site) :








Il faut bien différencier le chat des villes et le chat des champs. Le premier n’a sur la disparition des oiseaux ou d’autres animaux qu’un impact infime. Souvent même il ne sort jamais du logement de ses hébergeurs (un chat n’a pas de maître). En revanche, beaucoup de chats autrefois domestiques (au temps où il fallait défendre les tas de grain contre souris et rats) sont passés à l’état sauvage par la force des choses, cet importante tâche de gardiens n’étant plus guère de mise. Le grain va désormais directement du champ au silo, sans être stocké par les agriculteurs chez eux.
C’est pourquoi les chasseurs n’hésitent pas à occire les chats qu’ils rencontrent.
Les chasseurs sont assez obsédés par la destruction des chats. à la campagne on a intérêt à les tenir à l’écart… mais ils le font bien eux-mêmes. J’en avais en campagne à moitié sauvage : chassé la nuit, car ils sont animaux de nuit, et nourri la journée. Je trouve cette cohabitation plus naturelle pour tous.
Un s’est imposé chez moi depuis cet été. Il ne fait que dormir ou se faire les griffes sur mes murs ou fauteuil, j’ai décidé de ne plus l’héberger… là il pleure à la fenêtre : c’est pas facile de tenir !
En revanche, chez mes voisins du 3ème (je suis au RdC) le chat ne ferait pas de mal à une mouche, littéralement : il vient d’avoir vingt-et-un ans ! Longue vie à mon copain Félix !
Pétain ! Que c’est mal écrit ! Ici, il y a longtemps qu’il n’y a plus de mulots dans le jardin, mais l’espèce n’est pas « exterminet » : – )
J’ai mis dans mon panier :
http://www.souvenirsdevoyages.fr/products-page/laques/chat-assis-moyen/
Je ne vois pas où confirmer ma commande. Tu me le dis et tu me le réserves. J’ai vu que tu avais aussi de l’encens.
J’ai lu ton dernier article sur les Touaregs, très juste.
Les harengs : voilà quelqu’un qui sait vivre, je note la recette et je donne le lien sur facebook (non, ils ne seront pas surpris, ils savent).
Je ne parle pas de ton article, mais de l’autre, le Nature, pour le « mal écrit »
ah bon… j’ai failli être vexée.
ça doit être ma traduction. Je me suis pas trop cassée la tête : j’ai traduit par google et corrigé la syntaxe très rapidement.
Sur le chat. Merci. Tu as le choix entre un panier en widget sur la droite en haut, ou une page « panier »http://www.souvenirsdevoyages.fr/products-page/checkout/ mais ton problème est intéressant ça doit arriver à d’autres je vais donc y penser.
et sur les Touaregs quelqu’un m’a disputé en lisant l’écrit exactement à l’envers de ce que j’y dis et m’engueuler donc…
ah les harengs…
Et pour mon chat laqué ?
réponse détaillée plus haut
t’inquiète je te le garde.
Finalement, j’ai choisi le chat couché. Ma commande est enregistrée. Seulement, on ne paie pas en ligne (je n’ai pas de compte Paypal). Je t’enverrai un chèque mercredi prochain (à recevoir jeudi ou vendredi). Je ne me déplace plus qu’une fois par semaine, la Poste est à 10 km.
Patience : – )
Tu aimes les chocolats ?
J’oubliais : mon e-mail de commandes en ligne n’est pas le même que celui inscrit dans mes commentaires, mais c’est le même Lou !
Le plus grand des prédateurs est l’homme : laissons les chats en paix .
Aurais-tu des chats chez toi ?
l’homme est un loup pour l’homme, formule connue, appliquée tous les jours sur la planète.
Oui, qui détruit la faune ? Des hommes. Les animaux régulent très bien leur environnement. Je me souviens d’une histoire ancienne au Canada : un agriculteur avait éliminé je ne sais plus quels insectes, et de là, les petits oiseaux, les rapaces n’ayant plus rien se sont attaqués à la basse cour !
Quant aux chasseurs, comme dit plus haut, ils dé-régulent (déversement de gibiers d’élevage, de sangliers destructeurs de cultures, battues au renard). Le renard est rusé (c’est connu), il fait le mort et s’enfuit au dernier moment, puis s’en va, avec sa famille, sur un territoire voisin : depuis les années ’70, les renards, plutôt cantonnés dans l’est, ont gagné toute la France (et l’Angleterre, depuis l’eurotunnel).
Tiens ! Je fais ma promo :
http://www.libellus-libellus.fr/article-comme-un-differend-76592847.html
suite pour le chat qui s’est imposé chez moi et qui n’a aucun instinct maternel (c’est un sujet à traiter…) il pleure à la fenêtre devant sa gamelle pleine (oui je le nourris, mais dehors ; mes papiers peints déchirés j’en veux pas)
Un cas difficile.
Les grattoirs pour chats ne sont pas toujours efficaces.
Ma blanche, Kriss, a fait une oeuvre, qu’on peut voir ici
http://www.libellus-libellus.fr/article-31186544.html
dans un article long sur la création artistique (des chats et des hommes).
Suggestion :
tu le reçois en ta présence, quand tu es là, et tu le mets dehors pour la nuit.
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