Ce billet est la reproduction et adaptation d’un commentaire que m’inspira un des excellents billets de Jean Monod (que je vous recommande à la lecture et attention, et vous signale également Pierre Roc) Intimité et terrorisme que vous pourriez lire avant.Voilà en substance dans quel état d’esprit général je me trouve depuis quelques années :
Un pessimisme réaliste. Pessimisme sur le passé récent et le présent. Car il faut bien laisser une porte à l’avenir, proche ou lointain. Sinon pourquoi combattre et penser, essayer d’inventer quelque chose ? Nous inventons avec ce que le passé nous à appris. Jamais ex-nihilo.
Idéalisme ou optimisme indispensable à ma vie, j’espère que nous sommes dans une période de réflexion/s qui pourrait avoir une valeur équivalente aux Lumières. Nous ne sommes pas les « mêmes » en ce sens que nous sommes quelques simples Citoyens dispersés, rassemblés grâce au net, éparpillés sur la Planète à garder encore cette foi en l’Humain. Réaliste car nous savons quelles misères il peut répandre.
Nous vivons un temps de terrorisme économique.
Juste. Je ne l’avais pas encore identifié tel.
pouvoir égal à celui que les monothéismes ont réussi pendant vingt siècles à imposer
bien qu’ils n’aient pas fini de renaitre en quelques lieux, pas sous la forme chrétienne. Les femmes étant parmi leurs premières cibles. Au même moment vous me faites penser à Rabelais et quelques autres.
Nous sommes à un changement de civilisation. Quand on apprend celles qui nous ont précédé (Chute de l’Empire Romain, Renaissance) si on les compare avec l’actuelle il faudrait savoir où nous nous plaçons. A la Renaissance il n’était pas bon d’habiter l’Amérique du Sud, ni l’Afrique pour les coupes réglées qui débutaient pour elles.
La différence que nous avons est que nous sommes informés et pouvons voir les enjeux et les stratégies. Saurons nous en faire bon office ?
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(1) je ne prétends pas y arriver toujours. Et parfois je traite du passé qui permet de revoir d’où nous venons, nous, les vieux, le chemin civilisationnel que nous avons parcouru dans notre vie, en particulier nous les femmes.





Bien informés, ? je n’en suis pas si certaine.
t’as raison. C’était relatif par rapport à l’Antiquité.
Je ne pense pas que les gens étaient mal informés dans l’antiquité, je crois qu’ils l’étaient au contraire infiniment mieux qu’au moyen-âge. Pour 2 raisons: d’abord parce que savoir lire et écrire était très courant, pour les hommes comme pour les femmes. Même les esclaves des familles patriciennes étaient alphabétisés. Ensuite parce que l’empire romain possédait un excellent réseau de routes. Les communications étaient rapides et sûres. Le trafic maritime intense. Les gens comme les marchandises circulaient énormément.
La chute de l’empire en précipite la disparition: au moyen-âge, seuls les moines et les clercs savent lire et écrire, les routes sont impraticables, et il faudra attendre le XVI° siècle pour voir se développer… les communications maritimes. Et il faudra attendre le XVIII° pour voir l’alphabétisation se répandre. Sans ce minimum, la Révolution n’aurait jamais pu avoir lieu, elle se serait soldée par une jacquerie vite réprimée comme au moyen-âge.
Nous sommes aujourd’hui à un tournant et nous allons vers un changement de civilisation, je le pense aussi.
La différence réside surtout dans le fait qu’aujourd’hui, nous savons que les matières premières ne sont pas inépuisables, que les ressources de la planète ne sont pas infinies., dans un moment ou nombre de pays dits émergents veulent leur part. Communication, information ou pas, ça risque de ne pas très bien se passer. Non pas que l’Homme soit fondamentalement mauvais, mais la nature ne lui laissera peut-être pas de lui laisser le temps de se « bonifier ». Elle pourrait bien se venger des outrages qu’il lui fait subir sans qu’il est le temps de dire ouf en dépit de tous ses gadgets technologiques hyper-sophistiqués… Des méga séismes, des centrales nucléaires qui pètent, et tant d’autres joyeusetés, c’est vite arrivé.
Floréale j’apprécie particulièrement vos commentaires faits d’analyse.