Glücksmann tu as fait tant de mal à la gauche

Il est difficile de commenter, d’écrire sur la mémoire d’un mort avec qui nous n’avons non seulement rien de commun, mais qui fut néfaste à toute la gauche. Sur le moment j’ai écrit dès 9hre ce matin en commentaire sur d’autres billets : Voilà que vient de mourir Glucksmann. Il fut de ceux qui firent tant de mal au marxisme. Il était pour l’intervention militaire partout. Il soutint Sarkozy. Il était un nouveau philosophe : ceux qui ont aidé à ce que maintenant le FN soit un parti « crédible » il a contribué à la destruction de la gauche. Par contre il … Lire la suite…

Qui a peur de la souveraineté ?

Comment le mot « souveraineté » est-il devenu péjoratif ou même, dans la bouche de François Hollande, synonyme de déclin ? Comment a-t-il perdu sa valeur émancipatrice, celle qui portait la pensée philosophique il y a deux siècles, celle qui a porté le peuple français vers la Révolution de 1789, celle qui portait plus récemment la Résistance en France ? Par quel cheminement monstrueux deviendrait-il la propriété de l’extrême droite ? Fallait-il, en effet, que ce soit Marine Le Pen qui pose la question de la souveraineté lors de la prestation Angela Merkel/ François Hollande au parlement européen le 7 octobre ? Fallait-il que, de ce … Lire la suite…

Vers une Europe sociale, démocratique et fraternelle par un réformisme révolutionnaire

II – Quelles réformes pour un projet alternatif global, européen ? Le capitalisme est en crise depuis des décennies. Son actuel stade, celui financier, n’échappe pas au destin des précédents. Y en aura-t-il un suivant. On peut en douter. Faisons donc un vÅ“u et parions que la réponse sera non. Jusqu’ici des formes violentes de révolutions contemporaines ont produit des sociétés pires que les systèmes capitalistes qu’elles ont remplacé. Reste le « réformisme révolutionnaire » comme méthode à tenter : c’est-à-dire la révolution, entendue comme somme de réformes ayant des seuils de rupture incontournable et étalées dans le temps, pour … Lire la suite…

De Karl Marx à Jean Jaurès, Henri Lefebvre : le « réformisme révolutionnaire »

Accoucher d’un nouveau monde : au « forceps » ou « sans douleurs » ? Telle l’une des questions fondamentales aujourd’hui posées. L’exemple grec tendrait à plaider pour le « forceps ». Pour changer de mode de production (de monde de la production), l’accouchement « sans douleurs » historiquement parlant n’a pas la cote. La Révolution française a été violente. Le peuple alors noyé dans les eaux glacées du calcul égoïste d’une royauté absolue a été contraint de recourir à la violence. En réponse à une autre violence donc, et on a alors coupé des têtes. Non par une volonté délibérée, mais en réaction précisément à cette autre violence. Ce … Lire la suite…

Vers une Europe sociale par un réformisme révolutionnaire

Ce sujet sera développé dans 4 billets : L’introduction-présentation : celui où vous êtes De Karl Marx à Jean Jaurès… et Henri Lefebvre : le « réformisme révolutionnaire » Quelles réformes pour quelles révolutions ? Du réalisme ou non de rêver un « monde nouveau » C’est en 1850 que Marx et Engels utilisent pour la première fois l’expression « évolution révolutionnaire ». Jaurès s’en empara en 1898 et en fit l’un de ses combats théoriques, le considérant comme une nouvelle méthode socialiste. Méthode qui fut ensuite occultée, par les communistes notamment. Communistes soumis alors à la doxa stalinienne. Jaurès est alors érigé en icône, voire en … Lire la suite…

Nation, patrie, souveraineté et si la droite n’était pas où on la croit

Se plaçant dans la perspective de la sortie de l’euro il va nous falloir trouver/retrouver les mots pour le dire. Ainsi va-t-on parler de souveraineté ou de nation ou encore de patrie. Penchons nous sur des documents incontestables : le dictionnaire en ligne du CNRS le CNRTL, qui est mon dictionnaire quotidien quand j’ai besoin de définitions, synonymes etc. Patrie certes on est sensé être né sur le sol de la patrie, mais il y a aussi la patrie d’adoption. Pays de la communauté politique à laquelle on appartient (par la naissance ou par un attachement particulier) et dont l’histoire, … Lire la suite…