Régionales 2015 1er tour : voté !

voterJ’y pense pour ainsi dire obsessionnellement depuis plusieurs semaines à ces Régionales. Et je me sens absolument impuissante, désarmée. Notre région (Centre-Val de Loire) peu de probabilités que le FN ait des voix conséquentes est à 30 % ce soir, j’étais loin de l’envisager dans mes réflexions.
Pas plus question pour moi de voter pour quelque droite que ce soit.

Je ne peux voter pour quelque soutien passé, présent, à venir au gouvernement actuel qui n’est que trahison.

Mon option serait donc de m’abstenir. Mais cela m’est tout aussi impossible pour ma conscience d’être citoyenne ayant la chance sur Terre d’avoir le droit de vote je dois donc l’exercer.

Donc depuis plusieurs mois, voire années, je « militais » pour le vote blanc. Je l’ai fait à une dernière élection de mars 2015.

Finalement cela ne me satisfait pas vraiment.

Ainsi ça tourne dans ma tête. Voter ? ne pas voter ? pour qui ?

je lis attentivement tous les programmes qui sont presque tous formés à partir de regroupement : FN, PS-PRG-Jeunes-Socialistes-CAP, Front-de-Gauche, Debout-la-France, MD-UDI-LR, UPR, LO, Europe-Ecologie-les-Verts-Nouvelle-Donne.

Je constate que certains promettent des choses qui ne sont pas dans les compétences des régions. Ce n’est que propagande pour séduire les électeurs. http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/collectivites-territoriales/competences-collectivites-territoriales/quelles-sont-competences-exercees-par-regions.html

Début d’après midi je me dis qu’il faut que je me décide, et non rester passive et anxieuse … j’ai besoin d’agir.

La COP21 me semble comme une vaste rigolade pour distraire. Les gouvernements successifs sont dans des contradictions insupportables entre leurs dires et leur faire (aéroport de Nantes, Sivens, soutien aux énergies fossiles, retrait des portiques sur la taxe écologique……… )

Je me décide donc à voter pour la liste commune écologique + nouvelle donne, espérant que les écolos continueront à être dans l’opposition à ce gouvernement. Espérant également que cette liste ne fera pas liste commune avec des partis qui ne savent que nous tromper.

Concernant le Front de Gauche – la position plus qu’ambigüe du PCF m’empêche de voter pour ce regroupement. De plus j’ai une expérience très négative du Parti de Gauche de ma ville : pas question de voter pour eux.

Pour revenir au résultat du FN dans ma région je n’envisage pas de voter pour un front républicain, pas plus qu’une alliance de toute « la gauche », la probabilité étant que ce soit la droite qui l’emporte au 2ème tour.

La montée du FN dans beaucoup de région est du fait de l’irrésponsabilité de nos partis depuis une dizaine d’années qu’ils soient PS ou LR.

… cependant si je reste logique avec moi-même : j’avais crié contre, du temps de la montée de Mussolini en Italie années 1920,  l’indifférence totale des partis traditionnels… je dois réfléchir et mieux étudier la situation.

Le FN n’est pas pour la sortie de l’euro

À l’occasion de l’Université d’été du FN à Marseille ce week-end je re-publie cette analyse, où nous pouvons lire une interview de Marine Le Pen par Yves Calvi.

Alors que les médiacrates censurent totalement ceux qui – comme le PRCF proposent de sortir de l’euro – les médias du système organisent très officiellement la « dédiabolisation » du FN faisant mine de lui reprocher d’être prétendument pour la sortie de l’euro. Cela fait partie de cette stratégie de promotion incessante du FN, faisant des bisbilles au sein de la PME familiale Le Pen la dernière série de l’été, et permettant surtout de terroriser tout ceux qui, conscients que l’UE et l’euro sont des armes de destruction massive des travailleurs, veulent en sortir.

Le FN pour la sortie de l’euro ? vraiment pas non !

Pourtant le FN n’est ni pour sortir de l’Union Européenne, ni même pour sortir de l’Euro, pas plus que la dynastie Le Pen n’est anti-système ! Ceux qui s’imaginent le contraire se trompent. Ennemi des classes populaires (1), le FN a choisi son camp et c’est bien celui de la mondialisation capitaliste, celui de l’UE et de l’euro, celui de l’euro-fascisation, lui qui juste avant que la guerre n’éclate en UMP/LR-PEN/FNUkraine affichait ouvertement son alliance avec le parti fasciste ukrainien pro-UE Svoboda, lui qui il n’y a pas si longtemps affirmait son soutien à la construction européenne.

Le FN est un parti pilier du système au coté du PS et de l’UMP/LR. La collusion entre le FN et la droite est d’ailleurs patente. Comme en témoigne les alliances sans cesse répétées entre la droite et l’extrême droite durant les 40 dernières années, comme en témoigne leur projet politique commun , contre les travailleurs et notre pays.

Si le FN déploie une rhétorique contre l’euro, prévoit-il d’en sortir? certes non pour qui lit son programme :

la France doit préparer, avec ses partenaires européens, l’arrêt de l’expérience malheureuse de l’euro, et le retour bénéfique aux monnaies nationales qui permettra une dévaluation compétitive pour oxygéner notre économie et retrouver la voie de la prospérité. Le couple franco-allemand doit jouer ce rôle moteur dans cette concertation et cet arrêt programmé de l’expérience de l’euro. Il doit retrouver l’initiative et permettre à la zone euro de sortir du marasme. L’Allemagne y est prête, car elle sait qu’elle ne pourra pas financer sans fin tout le reste de la zone.

Où il apparait que le FN conditionne toute sortie de l’euro non seulement à un accord de l’Allemagne pour sortir de l’euro mais au fait que l’Allemagne en soit le moteur ! Drôle de conception de la souveraineté nationale, mais qui n’a rien d’étonnant quand on sait ce que pense Le Pen de l’Occupation. Où il apparait que le FN n’envisage la sortie de l’Euro que sous la forme d’une « fin programmée » – si accord de l’Allemagne donc – qui est objectivement renvoyée aux calendes grecques. Comment parler de la sortie de l’euro sans en fait être pour sortir de l’euro dans les faits, c’est bien cela la rhétorique du FN pour capitaliser la colère des classes populaires massivement opposées à l’euro tout en ne remettant pas in fine en cause cette arme servant à casser les salaires et maintenir les peuples sous le joug :

Afin d’accompagner la sortie de l’euro, un ministère chargé des Souverainetés devra prendre en charge techniquement et juridiquement la renégociation des Traités et la restauration de notre souveraineté nationale dans l’ensemble des domaines où elle a disparu, notamment monétaire.

marine le penQue de mots pour ne pas dire grand chose. Ou plutôt si. Il apparait que le programme du FN ne prévoit ni de sortir de l’UE, ni de sortir de l’Euro, ni de désobéir aux traités ou d’en sortir même partiellement afin de rétablir la souveraineté du peuple français. Non le FN propose de renégocier les traités (comme le PS ou l’UMP en fait), renégociation qui pour aboutir doit obtenir l’accord de l’unanimité des états membres, renégociation impossible comme l’a montré l’écrasement de la Grèce, puisque la BCE déchainerait immédiatement la spéculation et l’étranglement financier. On est très loin d’une sortie réelle de l’UE et de l’euro, permettant de rétablir cette condition aussi nécessaire qu’essentielle de la démocratie, la souveraineté du peuple :

La coopération européenne permettra d’examiner, pendant toute la durée de la négociation, l’ensemble des options envisageables pour rétablir la souveraineté monétaire des États membres

« l’ensemble des options envisageables »… tout est dit. Quand c’est flou c’est qu’il y a un loup ! car si ni le programme ni les professions de foi du FN ne comprennent comme mesure simple, claire et compréhensible par tous, comme engagement pris devant les citoyens français la sortie de l’euro, le programme fait référence à des obscures « négociations » ouvrant la porte à « l’ensemble des options envisageables »… le tout comme on l’a vu plus haut conditionné à l’accord de l’Allemagne ! Personne ne peut s’y tromper, les caciques du FN spécialistes de l’opinion – rappelons la carrière au sein des instituts de sondages d’opinion des frères Philippot – savent surfer sur le rejet populaire majoritaire de l’euro mais savent aussi jusqu’où ne pas aller trop loin pour ne pas embarrasser ceux qu’ils servent, l’oligarchie capitaliste. Les déclarations publiques de la présidente du FN en témoignent, elle qui a publiquement déclaré qu’elle ne sortirait pas de l’euro par exemple dans un débat spécifique sur la question (2) :

marine-pen-lampedusaSollicitée plusieurs fois par le présentateur Yves Calvi, Marine le Pen refuse d’appeler à sortir de l’UE mais veut négocier pendant au moins 1 an au sein de l’Union Européenne. Elle se refuse d’ailleurs très soigneusement à employer les termes de sortie de l’UE et même de sortie de l’euro.

yves-calviYves Calvi : Marine le Pen, je peux vous poser une question ? parce que tout à l’heure j’évoquais le référendum, je sais que vous voulez réagir vous avez dit que vous étiez favorable à ce que l’on consulte les français sur ces questions mais vous, PERSONNELLEMENT Marine Le Pen, s’il y avait un référendum est ce que vous voteriez pour quitter l’Europe ?

Marine Le Pen : Ben NON, je ne peux pas vous répondre puisque si se référendum intervenait, par définition, puisque personne autour de cette table ne voudrait l’organiser c’est donc que je serais arrivée au pouvoir.
Je me donnerai un an pour négocier tout ce qui m’apparait comme étant profondément négatif dans l’Union Européenne. Si j’y arrive tant mieux, en l’état je demande aux français ce qu’ils en pensent, si je n’y arrive pas, les Français diront également ce qu’ils en pensent.

La réponse de Marine Le Pen est on ne peut plus claire, correspondant d’ailleurs parfaitement aux textes de son programme tels qu’ils sont publiés sur Internet, le FN est pour renégocier les traités européens, pour une autre Europe, exactement comme l’UMP et le PS comme le prouve d’ailleurs la suite de ce débat télévisé. Le pauvre Yves Calvi insiste sans doute, auto convaincu par le bourrage de crânes médiatique, que le FN est pour sortir de l’UE.

Yves Calvi : Excusez-moi mais vous ne pouvez pas fuir cette question. C’est un thème sur lequel vous êtes en permanence. Est-ce que vous voulez sortir, Est-ce que vous n’attaquez que l’euro ou est ce que vous attaquez aussi l’Europe ? Ma question est simple, et je pense que les téléspectateurs peuvent le comprendre.
En cas de référendum est ce que vous voteriez pour quitter l’Europe ? C’est simple comme question.

Marine le Pen : Non.
Moi je vous dis, il y a énormément de points qui doivent être négociés. Voila. Clairement.
Moi je n’admets pas que l’UE ai des frontières totalement ouvertes que ce soit sur le plan des flux de produits, c’est le problème du libre échange, ou que ce soit des flux migratoires…

Yves Calvi : donc vous ne quittez pas l’Europe ?

J’entendais M. Lemaire avoir un discours extrêmement dur à l’égard de l’Europe cela me réjouis, euh, parce que, euh, il y a une lucidité nouvelle dans la classe politique Française.
Euh, mais, je veux que l’Union Européenne me laisse avoir la maitrise de mes frontières donc je veux renégocier Schengen, je veux que l’UE m’autorise à faire du protectionnisme intelligent à mes frontières, je veux que l’UE m’autorise à faire du patriotisme économique.

Calvi : très bien, dans ce cas là vous quittez l’Union Européenne ?

MLP : Si l’Union Européenne me dit non, je proposerai aux Français effectivement la voie de la liberté, de la souveraineté et de la liberté, et de l’indépendance monétaire…

Calvi : J’ai compris que vous quitteriez l’Union Européenne à ces conditions qui sont ingérables pour les autres pays, qui n’en voudront pas…

MLP : NON. mais vous n’en savez rien….

C’est bien le slogan d’une autre Europe qu’entonne Marine le Pen, comme ses compères de l’UMP et du PS, le slogan éculé et usé de la renégociation des traités européens, fixant d’ailleurs ses priorités qui ne sont pas de défendre les droits ou les salaires des travailleurs, de faire place aux peuples mais de pouvoir mener comme elle l’entend la chasse aux immigrés tout en servant comme elle l’entend les monopoles capitalistes français. La réponse de Marine le Pen, son projet, est bien de rester dans l’Union Européenne, et bien de renégocier l’Euro avec l’Allemagne, pas d’en sortir. Indiquant d’ailleurs avoir pour souhait d’appeler les citoyens français à rester dans l’UE si elle devait organiser un référendum. Il convient de rappeler que le FN lorsqu’il en a eu la possibilité ne s’est pas opposé à la construction européenne. Contrairement au parti communiste qui a voté contre l’Acte Unique, les nombreux députés du FN se sont eux abstenus, acte unique qui est le démarrage même de l’Euro.

Ce qui intéresse la PME LE PEN c’est le pouvoir pour elle, pas pour le peuple. Le projet politique du FN n’est pas la souveraineté populaire. Comme en témoigne d’ailleurs son attachement viscéral au régime quasi monarchique de la Ve République. Marine Le Pen, interrogée à l’Assemblée nationale par la presse parlementaire le Le Penmercredi 18 février 2015, a elle-même déclaré que « Les institutions de la Ve République sont tout à fait aptes à exprimer la démocratie pour le peuple français », marquant ainsi son hostilité à la Constituante, son hostilité à un pouvoir du peuple pour le peuple par le peuple.
Le FN un parti anti-national.

Il faut donc battre en brèche une bonne fois pour toutes cette idée que le FN serait patriote alors qu’il est anti national, que c’est un ennemi de la France des travailleurs.

Comme en témoigne cette annonce récente par Marion Maréchale Le Pen de son alliance dans le sud de la France avec les identitaires et les indépendantistes. Le dirigeant identitaire, indépendantiste, de Nice Phillipe Vardon, rejoindrait ainsi la liste FN aux régionales de l’automne prochain en Paca. C’est en invoquant « la résistance des princes provençaux contre les sarrasins » (sic) que la benjamine du clan Le Pen a justifié l’adoubement d’une figure de cette mouvance identitaire qui milite activement pour l’éclatement de la France ainsi que pour la construction européenne, pour une Europe des régions, blanche et chrétienne. Bas les masques donc, car le pédigrée de ce Vardon ne laisse aucun doute. Adepte des défilés aux flambeaux dans les rues de Nice, cet ancien porte-parole des jeunesses identitaires, a également fait un passage au GUD, groupuscule fasciste, et poussé la chansonnette dans le groupe de rock identitaire « Fraction », avec Fabrice Robert, qui dirige aujourd’hui le Bloc identitaire. Pour compléter ce CV fourni, il faut également mentionner que Philippe Vardon a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 10.000 euros d’amendes pour incitation à la haine raciale et reconstitution de ligue dissoute. Les jeunesses identitaires ayant été considérées en 2007 par le tribunal de grande instance de Nice comme une émanation d’Unité radicale, dissoute par le gouvernement en 2002.

Voila qui ne laisse aucun doute sur ce qu’est le FN. Un parti qui n’a pour but que de diviser les français en diffusant ses mortifères idées xénophobes, de porter les idées du patronat de réduction des salaires et d’autoritarisme, de défendre le système. Sa rhétorique anti UE et contre le mondialisme – adoptée après des décennies de soutien affiché à la construction européenne – ne pourrait d’ailleurs pas faire illusion auprès d’une partie de l’électorat si la gauche n’avait pas abandonné le terrain du combat anti impérialiste pour la sortie de l’UE.

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(1) ne pas manquer de se souvenir la condamnation des manifestations et grèves contre la réforme des retraites que le FN appelait « des émeutes » à arrêter dans l’instant !

(2) Écouter plus particulièrement la 39ème minute de l’émission Mots Croisés, Europe Stop ou Encore, en 2013

et une autre qui rassemble plusieurs extraits des dires de Marine Le Pen : elle ne veut pas sortir de l’euro… à vous d’écouter

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Article publié sur Initiative communiste, l’organe de presse du Pôle de Renaissance Communiste en France -PRCF- (impossible d’identifier la date de publication, désolée) sous le titre (j’ai fait quelques retouches de langage) :

Le FN pour la sortie de l’euro ? certes non, le FN c’est le parti de l’oligarchie capitaliste !

Grèce : « L’Unité populaire » est née !

Tôt dans la matinée (du 21/08/15 ndrl), 25 députés de SYRIZA ont quitté le groupe parlementaire de leur parti pour créer un nouveau groupe sous le nom d’Unité Populaire. La plupart de ces députés sont affiliés à la plateforme de gauche, mais d’autres également se sont joints comme Vangelis Diamantopoulos ou Rachel Makri, un proche collaborateur de Zoe Kostantopoulou.

C’est une évolution majeure dans la politique grecque, mais aussi pour la gauche radicale, en Grèce et à un niveau international.

Trois éléments doivent être soulignés.

Le premier est que « Unité Populaire » est le nom du nouveau front politique qui regroupera les treize organisations de la gauche radicale qui ont signé le texte du 13 août appelant à la constitution du Front du Non. Ce Front est, par conséquent, le premier résultat concret d’une recomposition au sein de la gauche radicale grecque. Une recomposition qui tire les leçons de ces cinq dernières années et bien sûr, de l’expérience de Syriza au pouvoir et de la catastrophe qui en résulte. Mais le but du Front est plus large que ça, c’est de donner une expression à ces forces sociales qui ne reconnaissent pas nécessairement comme faisant partie de la gauche mais veulent se battre contre l’austérité, les mémorandums et le retour de la Troïka via le nouveau mémorandum.

Le deuxième est que l’objectif du front est de constituer l’expression politique du Non, comme il a été exprimé dans les élections de janvier et lors du référendum du 5 juillet. Les principales lignes programmatiques sont la rupture avec l’austérité et les mémorandums, le rejet de tous les privatisations et la nationalisation sous contrôle social des secteurs stratégiques de l’économie, en commençant par le système bancaire, l’annulation de la majeure partie de la dette grecque (en commençant par l’arrêt immédiat du remboursement) et, plus largement, un ensemble de mesures radicales qui feront pencher l’équilibre des forces en faveur des travailleurs et des classes populaires et qui ouvrira le chemin de la reconstruction progressiste du pays, de son économie et de ses institutions.

Ces objectifs ne peuvent être réalisés sans sortir de la zone euro, comme la récente catastrophe l’a abondamment démontré, et sans rompre avec l’ensemble des politiques institutionnalisées par l’UE. Le Front luttera également pour un combat internationaliste unitaire autour d’objectifs communs à l’échelle européenne et internationale et appuiera la sortie de l’OTAN, la rupture des accords existants entre la Grèce et Israël et l’opposition radicale aux guerres et interventions impérialistes. Ce programme de transition se place dans la perspective d’un socialisme du 21ème siècle.

Le troisième est que ce nouveau groupe parlementaire est maintenant le troisième en taille au parlement grec, devant Aube Dorée, le parti néonazi. Cela signifie que, dans les prochains jours, son dirigeant, Panagiotis Lafazanis, aura un mandat de constituer un gouvernement qui durera pendant trois jours, comme le stipule la constitution grecque. Après la démission du gouvernement Tsipras ce mandat est maintenant entre les mains de la deuxième partie du Parlement, la Nouvelle Démocratie, le principal parti d’opposition de droite. Ce laps de temps sera utilisé par l’Unité Populaire pour déclencher un vaste débat et la mobilisation de toutes les forces sociales qui veulent combattre l’austérité et les mémorandums, les précédents ainsi que le nouveau.

Le programme du parti et l’ensemble de ses soutiens parmi lesquelles des personnalités de la gauche grecque, ce qui devrait être assez impressionnant, seront rendus publics en début de la semaine prochaine.

Athènes, le 21 août 2015 // Message de Stathis Kouvelakis sur Facebook, le 21.08.2015, et traduit par le même.

Macron confond sa droite et sa gauche…

On le savait nul en politique. Là il dépasse le mur du çon.

#Grèce Macron compare le FN à Syriza : « Le FN est un Syriza à la française, c’est le repli sur soi »

Invité par le quotidien « La Provence » pour rencontrer des entrepreneurs de la région, le ministre de l’Économie a longuement évoqué la crise grecque au lendemain de la victoire du « non » au référendum en Grèce. Outre le fait qu’il a appelé de ses vœux à une « Grèce responsable et une Europe solidaire » , il a comparé le parti au pouvoir en Grèce, Syriza, au Front national : « Le FN est un Syriza à la française, c’est le repli sur soi. »Macron compare le FN à Syriza : « Le FN est un Syriza à la française, c’est le repli sur soi » > http://bit.ly/1LNQ4lG 

Programme de Syriza de la part d’Ornikkar :
programme de Syriza
il n’est pas interdit d’aller comparer avec le programme du FN sur son site (je ne mets pas le lien qui serait les mettre en valeur sur le net pour Google vous suffit de trouver par Qwant)

Naissance du fascisme

L’Italie est un état unifié depuis 1871. Depuis la guerre de 14-18 la bourgeoisie rurale qui formait la base de l’économie est déstabilisée par l’industrialisation à Milan, Turin, Gênes où nait la classe ouvrière. Le pays est tiraillé entre divers mouvements dont les Arditi (1), le coût de la guerre, l’endettement (qui amène une forte dévaluation de la lire avec hausse des prix et baisse des salaires), les revendications de territoires (Fuime, Dalmatie).

D’une part la classe ouvrière se sent dépossédée par les profiteurs de guerre, d’autre part les nationalistes d’une partie de leur pays. C’est de ces courants que va naitre le fascisme.

Comme dit précédemment Mussolini n’a aucun projet pour le pays, juste une envie de pouvoir. Les circonstances vont le favoriser.

Les Arditi, les catholiques, les socialistes, les conservateurs, les libéraux ont chacun des organisations qui veulent un redressement de l’Italie.
Le 23 mars 1919 à Milan les Arditi rassemblés par Mussolini prennent le nom « Faisceaux italiens de combat » (2). Il n’a pas de but fixé, mais un nationalisme enflé par l’affaire de Fuime (3)  et de la Dalmatie, tout en ayant des revendications de gauche, républicaines et socialistes. Ils adoptent la chemise noire qui restera l’uniforme fasciste.
Mussolini :

Nous nous permettons le luxe d’être aristocrates et démocrates, conservateurs et progressistes, réactionnaires et révolutionnaires, légalistes et illégalités, suivant les circonstances de temps de lieu, de milieu.

Face à l’instabilité ministérielle (4) une revendication de Constituante (5) rassemble : socialistes, anciens combattants, républicains, franc-maçons, fasci, syndicats. Mais la classe dirigeante est peu empressée à répondre à une telle aspiration. A la place il est substitué une représentation proportionnelle.

Aux élections générales on remarquera 50 % d’abstentionnistes.

Le PCI nait en janvier 1921.

Entre 1920 et 1921 le parti fasciste voit naitre des appuis partout dans le pays de la part de la classe possédante (autorités locales, armée, police, gendarmerie) qui a pris peur des révoltes du prolétariat (6). En clair ils optent pour la préférence en un gouvernement autoritaire pour préserver leur pouvoir économique.

Le gouvernement est persuadé qu’il ne s’agit que d’un mauvais vent qui va passer, qu’il va pouvoir contrôler, et favorise les bandes armées mussoliniennes.

L’installation à Bologne d’une municipalité d’extrême gauche en novembre 1920 va déclencher l’offensive fasciste.

A l’appel des grands propriétaires les bandes armées (7), souvent équipées par l’armée, organisent le soir des expéditions punitives contre les syndicalistes et les socialistes. Cette terreur blanche va démanteler tout le mouvement revendicatifs des campagnes.

Le gouvernement dissout les municipalités socialistes (Bologne, Ferrare, Modène) pour rétablir l’ordre. Les fascistes sont maitres du pays sauf dans quelques métropoles ouvrières (Milan, Gênes, Turin). Aux élections de 1921, 35 députés fascistes sont élus, dont Mussolini.
Parallèlement Mussolini craint la riposte d’un mouvement populaire, d’autant qu’une milice rouge se crée sous le nom de « arditi del popolo » . Il conclut avec les socialistes un pacte de paix en aout 1921.

Mais les bandes armées ne l’entendent pas ainsi et continuent leur terreur. Alors Mussolini change de tactique et forme un parti organisé dont le programme n’a plus rien à voir avec la première formation : libéralisme absolu en matière économique, création d’un état fort, expansionniste à l’extérieur. Cette création est approuvée le 9 novembre 1921 à Rome à l’occasion d’un congrès rassemblant 15 000 représentants 320 000 membres. Le Parti national fasciste est né (P.N.F.).

Le squadrisme deviendra le refuge des premières tendances anarcho-syndicalistes du fascisme de la même manière que les S.A. allemands de Roehm, opposition de gauche à Hitler qui eux seront liquidés en 1934, alors que Mussolini les intégrera peu à peu en donnant au régime une structure corporatiste et en faisant de la milice l’exutoire de la volonté de puissance de la petite bourgeoisie.

Chapitres précédents :

1- (1919…) Italie : crise démocratique précédent le fascisme

2- Benito Mussolini : socialiste, anarchiste et instable

3- Essai d’analyse d’un geste de Ave Cesar à Hitler pour finir par Astérix

À suivre…

Références : Mes références sont Pierre Milza, Serge Berstein, Paul Guichonnet, Philippe Foro : historiens de l’Italie ; je prends toujours plusieurs références en matière d’Histoire pour recouper les données et d’autres recherches sur le net (le moins possible sur wikipedia).

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Notes :
(1) les Arditi étaient un corps (troupes d’assaut) de l’armée durant la guerre de 1914. Après ils devinrent une organisation d’anciens combattants influents.
(2) Le mot vient de l’Antiquité : Ensemble de verges (d’orme ou de bouleau) disposées autour du manche d’une hache et liées par des courroies ou des lanières de cuir. Les faisceaux étoient la marque de la puissance des magistrats (Ac.1798).Il [Sylla] mourut tout-puissant, et ses funérailles furent encore un triomphe. (…) Devant le corps, marchaient vingt-quatre licteurs avec les faisceaux (Michelet, Hist. romaine,t. 2, 1831, p. 187). Ils se rendirent au pied du tribunal où siégeait le proconsul entouré de faisceaux (France, Clio,1900, p. 60). http://www.cnrtl.fr/lexicographie/faisceau
(3) Je n’exposerai rien de D’Annuzio et Fiume ici. Mon parti pris étant de montrer ce qui est proche de notre actualité et ça manque pas !
(4) Sur laquelle je ne m’attarderai pas non plus.
(5) Je ne peux m’empêcher de poser une question : Mélenchon connait-il l’Histoire de l’Italie aussi bien que celle de la France ?
(6) Voir mon premier billet (1919…) Italie : crise démocratique précédent le fascisme
(7) Les squadristes : Le premier squadrisme est tout à la fois nationaliste et anarchiste, dans une tradition qui était celle des faisceaux d’action révolutionnaire et fut un phénomène citadin. Mais apparut également, un squadrisme agraire orienté vers la répression des grèves d’ouvriers agricoles ; les propriétaires recrutèrent des anciens combattants inoccupés, lesquels ne tardèrent pas à rejoindre les faisceaux italiens de combat. Mais tous ces squadristes des petites agglomérations n’étaient pas tous contrôlés par le mouvement mussolinien et se tinrent parfois longtemps à l’écart de celui-ci. Décentralisé, le mouvement s’est rapidement étendu, sans que Mussolini ne le contrôle véritablement, à toute l’Italie, le « fascisme agraire » du nord atteignant les villes et le sud.

Et si on parlait de la démocratie… dans nos organisations

Voici le plus brièvement possible ce qui arriva récemment. Je publiai un billet le 12/09/14 intitulé : La priorité ? : la lutte des classes

Boudinovitch dans un commentaire proposait en substance de créer un club qui dépasserait les partis pour rassembler sur les idées communes. Pour moi, c’est une tâche importante, de rassembler ces gens. Comment ? Pas pour un parti, il y a déjà bien trop de partis. Je pense à un club…
Je fus immédiatement partante. Nous précisons quelques points par MP. Je fis parvenir à des contacts sélectionnés un MP les informant d’un club à construire. Les réponses se firent nombreuses. Nous voilà donc à partir du 14 septembre communiquant par mails pour construire un texte fondateur. Nous étions 5, puis 8, puis 12, puis 20… Et moi répondant aux MP, communiquant les réponses par mail à la collectivité tout en répondant aux mails, tout en m’attachant à construire un texte en commun par mail. Nous voilà en quelques jours envoyant/recevant 300 mails. Moi, en plus gérant les MP sur Mediapart…

Quelques volontaires eurent des empêchements : déménagement, panne de net. L’un m’envoya un MP le 30/09 J’ai regardé ma boîte mail, elle va littéralement exploser!!! un autre par mail disant je coule, vous coulez, nous coulons le 1er octobre. Nous en étions à bien plus de 300 mails échangés en 2 semaines. …et pendant ce temps là je vivais collée sur ma boite mail. Je recommençai à fumer, mais surtout je ne faisais plus rien d’autre : plus de billet, plus de jardin, plus de promenades, plus de vie, plus rien sinon gérer en lisant et répondant à des mails.

Je propose donc, sur conseil, de communiquer par téléphone et/ou par skype. En effet en quelques minutes dans une conférence à plusieurs nous pourrions nous mettre d’accord sur un texte, une organisation, un planning, j’envoyais donc un mail explicatif dont :

Il nous faut donc nous organiser. Qu’est-ce qui est mieux et rapide : le téléphone et Skype.

  • Le téléphone permet le dialogue immédiat ; en quelques minutes on règle des trucs qu’on met des jours voire plus par mail.
  • Skype permet en plus de voir les émotions sur le visage de l’interlocuteur pour adapter son dialogue et à plusieurs.
  • Il nous faut en effet faire un planning, que de plus nous rendrons public par un billet
  • Il faut aussi établir des règles du jeu. Toute organisation à ses règles, ou ses lois.
  • Il nous est nécessaire et indispensable de le faire pour nous aussi.
  • Ceci sera rendu public par un billet vers lequel toute demande sera renvoyée à lire pour l’appliquer.

On m’opposa un refus net et bref. Ainsi je me séparais de ce club le 1er octobre. Et d’autres en firent autant. Ainsi d’un potentiel qui allait en grossissant ils sont arrivés à ne rester qu’une dizaine… sous la conduite de 2 personnes. L’un suivant l’autre.

Mais surtout je n’y vois aucune idée de synthèse, uniquement un catalogue des programmes de chaque parti défilant… que l’on peut trouver sur chacun des sites de ces partis. Il manque donc un travail de synthèse sur des sujets : écologie, démocratie, organisations, croissance/décroissance, etc… Et pourtant le texte synthétique fait en commun pouvait laisser présager mieux.

Récemment nous avons vu Philippe Poutou démissionner. Avez-vous vu des chefs ou des responsables ou des représentants publics dans un autre parti de gauche ou d’ailleurs démissionner pour des raisons démocratiques ? ou alors cela est si discret que personne n’en est informé. Je n’insinue aucunement que le NPA serait différent, je dis que Poutou est différent.

Au PG où j’ai séjourné quelques temps : des chefs auxquels il faut obéir et se taire. Au FdG des élus s’allient à l’inverse du bien commun avec des PS, les gens crient… ces « chers » restent dans leur position sans tenir compte de la foule. J’en sors aussi. Au PS ils ne votent pas à l’AN ou causent beaucoup mais votent. Mais tous restent dans le PS et le groupe. Voir Filoche…

Ainsi nous voilà, dans les partis de gauche, à l’identique de ce que nous critiquons pour nos élus : une classe totalement déconnectée du Peuple qu’ils sont censés représenter… après ne pas s’étonner de la désertion des partis, des syndicats, de l’abstention massive… Eux sont dans leur sphère, tout là haut, sûr de détenir des pouvoirs qu’ils ne lâcheront JAMAIS. Nous moquons Sarkozy, où est la différence dans notre pratique ?
Elus, chefs, grands chefs, petits chefs, ils y sont et entendent y rester à vie quoiqu’il se passe.

Mais quelqu’uns réfléchissent, un contact de Mdp me dit : par l’écoute et la reformulation de la parole et des principes de bases, et surtout d’éviter des positions de certitudes absolues, la preuve c’est qu’il faut réinventer, et qu’il n’existera pas d’adhésion si nous ne révisons pas nos modèles, liés à un passé à la hussard, il faut être vigilant, c’est la jeune génération SMS qu’il faut cibler, les militants avertis suivront par la suite… Il y a une certaine course à l’échalote à qui trouve l’eurêka… il n’y en aura plus de ces génies,…

Vacances

Voilà bien longtemps que je ne pars plus en vacances en août, simplement depuis que je n’en ai plus l’obligation scolaire ou professionnelle. Mais quand on reste chez soi en août on subit la vacance des autres. Déjà les radios nationales changent de programme à partir de début juillet, jusqu’à début septembre. Sur France-Inter ils font fort : 2 heures de musique, économie, économie… ou manque d’imagination ? Sur France-culture on s’ennuie total, sur France-Musique je me réfugie. Sur les nationales de télévision c’est pas la joie non plus, mais est-ce la joie habituellement ? déjà qu’Arte a mal tourné côté info…

Heureusement pour moi, et tous les habitants de ma ville, la bibliothèque a fermé de mi-juin à mi-juillet, curieux comme vacances, mais en fait c’était pour réorganiser les rayons. Initiative heureuse. Tout est mieux. Ainsi ils ne m’ont jamais tant vue, j’y vais par plaisir, avant c’était surtout par nécessité, maintenant on peut enfin voir clairement ce que contiennent les rayons et je m’en donne à cœur joie.

En introduction je suggère que je pars en vacances. En effet je pars l’hiver. Loin. Très loin. Ce n’est pas suffisamment su et m’a value des engueulades avec des gens ignorants me taxant de riche ! La première fois que je suis partie en Asie du Sud-Est c’était parce que c’était plus économique que payer un chauffage dans une maison percée, la condition étant de partir un temps suffisant pour amortir le coût de l’avion. Mais il n’est pas su qu’on peut vivre en ASE pour 10/15 € jour tout compris, tout confort, en Guest-house pour dormir (5€ la nuit), mangeant comme les locaux dans les gargotes pour 1€ le repas. Cette année ce fut en janvier. Mais c’était la dernière car je ne supporte plus la chaleur qui y règne. Il faut que je me trouve d’autres destinations.

J’en profite pour dire que je vis une énorme frustration de ne jamais pouvoir me balader en France ni en Europe, 50 € le premier prix d’une nuit, même pas la peine d’y penser. Le sol étant devenu trop bas, le camping est devenu impossible, il fut longtemps ma joie de nomade, en Europe. J’ai bien pensé dormir dans ma voiture, mais il parait que « ce n’est pas raisonnable ».

Qui encore est en vacances en juillet-août : médecin, dentiste, administrations le plus souvent, commerçant, avocat, justice en général. Donc nous qui restons sommes dans une sorte de no man’s land, devant nous adapter à la vacance des autres, tout au ralenti. Même les réunions politiques sont en vacances. Ce qui est total imbécile.

Un entrefilet est paru sur mdp faisant référence à un article de l’observatoire des inégalités :

departs_en_vacances

taux_de_depart_en_vacances

Aparté : peut-être aviez vous remarqué que les « contre l’égalité » (manif contre la loi sur le mariage pour tous) étaient surtout peuplées de ceuces qui partent en vacances : on le voyait à la qualité de leurs vêtements et la couleur de leur teint. Donc ces braves gens veulent garder toutes les inégalités tel quel.

NB – Qu’est-ce que partir en vacances ? Les données présentées ici considèrent que l’on part en vacances quand on quitte son domicile au moins quatre nuits consécutives pour des raisons non-professionnelles. Du coup on englobe dans le même mot des congés très différents : une semaine à la campagne vaut autant que quatre semaines aux Seychelles.