A quoi servent les agences de notation ? Généreux, Chalmin, Duga,

Présentation des intervenants :

  • Jacques Généreux : professeur d’économie à Sciences-Po, Secrétaire national à  l’Économie du Parti de Gauche, qui publie « Nous on peut ! » aux Éditions du Seuil (8 semaines de palmarès des meilleures ventes Tite-Live-Express)
  • Philippe Chalmin : professeur d’histoire économique à l’Université Paris-Dauphine, qui publie « Demain, j’ai 60 ans » (Journal 2010-2011 dans lequel il évoque notamment les agences de notation)
  • Pierre-Yves Duga : correspondant économique de Radio-France à Washington
  • Et une intervention du Commissaire européen Michel Barnier

C’est une émission qui est passé sur France-Inter le 28 novembre 2011, elle dure environ 1/2 heure.

sur Wikipédia on trouve la gradation des agences de notation en forme de tableau ci-joint


la-bas si j'y suis 22-11-2011environ 30 mn à écouter ou télécharger

La différence entre PS et FdG est là : Généreux et Berger sur @rrêt sur images

J’ai rien à rajouter à cette vidéo qu’il vous faut écouter. Je l’ai regardé hier parce qu’abonnée à @rrêt sur images. Je ne savais pas qu’elle est publique. La voici. Cependant je me demande si certains médias ne sont pas entrain de prendre un parti, le nôtre. (Médiapart et @rrêt sur images). Tout autant que d’autres comme Onfray. Nous serions les plus raisonnables ?

http://www.dailymotion.com/video/xm1185

La mauvaise gestion de Sarkozy le met sous la coupe de Merkel

Merkel

La moralité du marathon que nous venons de vivre entre Allemagne et France, nous devons l’appeler Merkel/Sarkozy. La France ayant pris un coup violent grâce à Sarkozy pour sa mauvaise gestion depuis 2007, sa cote a baissé, la France n’est plus à égalité avec l’Allemagne, voire, parfois la tête de lice qui emmenait le duo, maintenant c’est l’Allemagne qui décide et la France doit suivre.

Je vais vous le montrer à l’aide d’extraits de 3 médias-éditoriaux : Médiapart en les personnes de Martine Orange et Ludovic Lamant, Patrick Le Hyaric sur son blog et un édito du Parti de Gauche non signé.

Parti de Gauche :

« Le gouvernement allemand a besoin d’une décision du Bundestag ou au moins de la commission des finances avant de s’engager (…). Les gouvernements européens vont devoir s’y habituer » résume avec brutalité le président des députés conservateurs de la CDU. Au sein de la droite européenne, c’est donc l’Allemagne qui commande aux autres, Français inclus. Elle y parvient par la force des idées et des traités. Le prétendu « modèle allemand » est cité en référence par l’UMP alors qu’il est un fauteur de déséquilibres économiques majeurs. L’excédent commercial allemand acquis par une féroce politique de dumping salarial a en effet produit des déficits chez ses « partenaires » européens et la dénonciation par l’Allemagne des pays dépensiers semble ignorer que ce sont eux qui ont financé sa croissance.

Patrick Le Hyaric :

le Conseil des ministres de l’agriculture ne trouve pas les moyens de dégager 500 millions d’euros pour remettre en place le Plan européen d’aide alimentaire aux plus démunis (…) Doté de 400 milliards d’euros, les puissances d’argent proposent de le porter à 1000 milliards, voir à 2000 milliards d’euros. Qui paye ? Les Etats avec nos impôts et la réduction des services publics. Ce fonds ne sert qu’à garantir la situation des banques, sans impulser la relance et l’investissement humain, éducatif, culturel, sur la base d’un nouveau projet de développement. La Banque centrale européenne  ne peut même pas prêter à ce fonds.

Médiapart :

Paris a capitulé sur deux dossiers présentés comme cruciaux il y a encore quelques jours. L’Elysée voulait donner le statut de banque au Fonds de secours. Cela lui aurait permis de pouvoir s’adresser au guichet de la BCE et aurait dopé ses capacités d’aide. L’option n’a pas été retenue. Fébrile depuis l’avertissement de Moody’s, Nicolas Sarkozy avait tenté le tout pour le tout, (…) en marge de la cérémonie de départ de Jean-Claude Trichet de la BCE.

l’Elysée voulait s’en tenir à la restructuration de la dette grecque négociée lors du précédent Conseil, le 21 juillet. Soit une participation du secteur privé qui ne dépasserait pas 21%, pour éponger la dette grecque. Paris avait choisi la prudence: une décote plus importante risquerait de fragiliser un peu plus les banques françaises, très exposées à la dette grecque, et obligerait l’Etat à injecter davantage de capitaux dans l’optique, probable, d’une recapitalisation. Là aussi, les Allemands, partisans d’une participation accrue du privé, à hauteur de 50 à 60%, ont obtenu gain de cause. Après une résistance acharnée des banquiers, les chefs d’Etat ont finalement obtenu une décote de 50%, accompagnée d’une baisse des taux d’intérêt sur les 50% de dette restantes. Deuxième capitulation française.

les Français avaient accepté de soutenir la candidature de Mario Draghi, un Italien, pour remplacer Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE, à une seule condition: que Lorenzo Bini Smaghi, l’actuel membre italien du directoire de l’institution de Francfort, démissionne, et soit remplacé par un Français. Mais Bini Smaghi a fait savoir en octobre qu’il comptait rester en poste, privant les Français d’un poste qui pourrait s’avérer stratégique. Commentaire de Berlosconi : «que dois-je faire, le tuer?».

«Heureusement, moi, je n’ai pas une coalition à gérer», a ironisé Nicolas Sarkozy auprès de ses proches. (…) il n’y a pas eu un seul vrai débat parlementaire, suivi d’un vote, sur la gestion des banques, sur l’avenir de l’Europe, sur les positions de la France. Tout s’est réglé en quelques minutes par des petites phrases lors des questions d’actualité à l’Assemblée. Pour le reste, députés et sénateurs ont été priés d’avaliser les décisions, une fois que tout avait été arrêté, ailleurs et dans le plus grand secret. Quitte à semer les germes d’une nouvelle crise, politique, de l’Union, à moyen terme. (…) Depuis des mois, à l’inverse, le débat public fait rage en Allemagne. (…)

Au vu de ses déficits, de son absence de croissance, des problèmes de ses banques, de sa politique budgétaire, Mody’s se demande si la France mérite encore sa notation «triple A», la France est menacée d’être dégradée. Derrière l’apparence de sérieux et de rigueur, la fuite en avant budgétaire, les cadeaux fiscaux ont conduit à un endettement public astronomique. Depuis 2007, celui-ci a augmenté de plus de 700 milliards pour atteindre 1.650 milliards. En un quinquennat, Nicolas Sarkozy a accumulé presque autant de dettes que ses quatre prédécesseurs. La crise n’est responsable que du tiers de cette augmentation, selon la Cour des comptes. Tout le reste relève des choix politiques faits par la droite.

et l’Allemagne nous emmène dans le trou Parti de Gauche :

Elle s’est notamment opposée à la proposition française de transformer le Fonds européen de stabilisation financière en une banque, ce qui lui aurait permis d’emprunter directement auprès de la BCE (…pour…) permettre à la Banque Centrale Européenne de prêter aux Etats au même taux qu’aux banques et de s’appuyer sur sa puissance de feu illimitée pour casser les reins des spéculateurs. Belle reconnaissance aussi de la pertinence du combat du Front de Gauche pour un pôle financier public ! Faute d’une telle mesure, l’Union s’oriente vers un défaut partiel de la Grèce, simple mesure pour gagner du temps puisque rien n’est mis en place pour faire face à la défaillance prévisible de pays aux dettes bien plus imposantes. Pour rassurer les inquiets, Merkel et Sarkozy ont convoqué Berlusconi et lui ont intimé l’ordre d’appliquer rapidement des mesures d’austérité. Or c’est justement ce qui a mis la Grèce dans le trou ! Ultime ruse, les banques privées renonceront volontairement à une part de leurs créances sur l’Etat grec. Mais elles seront en contrepartie recapitalisées à grand flots d’argent public, sans qu’aucune réforme du système financier et bancaire n’ait été mise en place et après que les banques aient annoncé de confortables profits et de juteux bonus. Merkel riait dimanche. Les peuples européens eux n’ont pas fini de pleurer.