La Grèce à nouveau sous l’Å“il attentif de la troïka

La situation en Grèce demeure on ne peut plus incertaine, alors que des experts de la troïka (FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne) s’apprêtent à suivre de près les négociations qu’elle reprend aujourd’hui avec ses créanciers privés, mais également l’avancée des réformes entreprises par le gouvernement de Lucas Papademos.

La Grèce vient d’entrer dans sa cinquième année consécutive de récession, avec un taux de chômage au niveau record de 17,7% au troisième trimestre 2011, nous rapportent Les Echos. Le gouvernement doit trouver les fonds pour honorer d’ici au 20 mars prochain une dette de 14,4 milliards d’euros, faute de quoi le pays sera en situation de défaut de paiement.

La Grèce connait depuis 2010 des hausses d’impôts, des baisses de salaire et des coupes claires dans les dépenses publiques. Maintenant il s’agit de trouver un accord avec les investisseurs privés (banques, sociétés d’assurance, fonds de pension). « La Grèce est d’ores et déjà en situation de défaut », selon un responsable de l’Agence de notation Fitch cité par l’Express.

Les négociations avec les créanciers privés ont été suspendues vendredi dernier, faute d’accord, et doivent reprendre aujourd’hui. Ces négociations butent tout d’abord sur le niveau de la décote, Athènes voulant qu’il soit supérieur à 50 %. D’autre part, le lobby bancaire et l’Institut international de la Finance exigent que le rendement des nouveaux titres proposés soit de 5 %, tandis que le gouvernement est prêt à accorder 4,5 % au maximum et que le FMI et l’Allemagne tablent sur moins de 4%, précise La Tribune.

Les experts de la troïka étudieront cette semaine l’avancée du plan de réduction des déficits publics du pays, qui en cas de conclusions positives, pourrait déboucher sur le versement de la deuxième aide à la Grèce d’un montant de 130 milliards d’euros. Cela permettrait de ramener le poids de la dette grecque à 120% du PIB à l’horizon 2020, en effaçant 100 milliards d’euros sur les 350 milliards actuels, d’après La Tribune.

Athènes a déjà mené des réformes sur les salaires depuis le début de la crise, mais les membres de la troïka demandent plus. Lucas Papademos veut diminuer le salaire minimum et éliminer les deux primes annuelles dont bénéficient les salariés du privé. 10 000 personnes se sont réunies hier dans les rues d’Athènes à l’appel de la centrale syndicale du secteur privé.

La retraite à 60 ans façon Marine Le Pen

Voici les phrases de son interview sur France Inter du 25 janvier face au journaliste économiste Patrick Cohen :

Patrick Cohen : « Autre sujet économique : les retraites. Dans votre programme, vous ne dites pas précisément ce qu’on fait de l’âge légal ou de la durée de cotisation. Est-ce qu’il faut modifier ou non la réforme accomplie par le gouvernement actuel ? »
Marine Le Pen :  « Ah si, il me semble au contraire que c’est très clair. J’ai dit clairement que je pense que la meilleure option est la retraite à la carte avec une retraite pleine à 40 annuités… de cotisation. »
Patrick Cohen :  « Une retraite à la carte… avec 40 annuités. Donc on reviendrait à 40 annuités de cotisations… »
Marine Le Pen :  « Avec une retraite pleine à 40 annuités. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous travaillez moins, deux ans de moins, vous avez une légère décote et vous pouvez obtenir votre retraite avec une légère décote. Si vous travaillez plus, vous pouvez obtenir une retraite qui soit supérieure. »
Patrick Cohen :  « Et l’âge légal ? »
Marine Le Pen :  « 60 ans ? Je crois que c’est un âge correct ».

Récapitulation : elle dit une chose et son contraire.

D’abord rappelons-nous que Mme Le Pen n’a pas arrêté d’insulter les manifestants contre la réforme de Sarkozy sur les retraites les traitant, entre autre, d’émeutiers qui devraient rentrés chez eux. Donc :

  1. elle est contre la liberté d’expression
  2. elle est contre les grèves
  3. elle est contre les manifestations
  4. … que veut-elle à la fin ? que tout ça soit interdit ? chacun reste chez soi et jamais ne se réunit, ni manifeste, ni se syndique. Interdisons toutes les associations (que sont les syndicats et les partis politiques), et faisons comme Pétain et Hitler des corporations où patrons et ouvriers se retrouvent ensemble. L’ouvrier mit à égalité avec le patron. Vous savez que dans ce cas c’est le patron qui décide et l’ouvrier qui doit obéir. A tout.

Maintenant pourquoi « Ã  la carte » et à 60 ans sont inverses ?

Dans son programme présidentiel 2012 la retraite à la carte :

L’objectif doit être fixé de revenir le plus rapidement possible au principe de 40 annuités de cotisation pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein

Sur le site du FN en janvier 2011 on pouvait lire :

le FN soutiendra le maintien à 40 annuités maximum de cotisation sans considération d’âge légal de la retraite

Son père durant la campagne présidentielle 2007 (donc bien avant la réforme de Sarkozy, qui a ce moment affirmait, comme Hollande secrétaire du PS, qu’il garderait la retraite à 60 ans), Mme Le Pen directrice de sa campagne, défendait déjà la retraite à la carte. Récapitulation

  1. Avec la réforme Fillon un salarié peu partir à 60 ans sans les 41,5 années de cotisations avec une décote
  2. à la carte il ne peut pas partir avant d’avoir cotisé le temps légal soit 41,5 années de cotisations quelque soit son âge de début de boulot. À la carte l’âge est indépendant de nombre d’années de cotisations.
  3. avec le Front de Gauche le salarié peut partir à 60 ans sans décote s’il a ses années de cotisations.

Moralité : Le Pen c’est pire que Fillon…

Hollande n’a pas convaincu sur la 2 des paroles et des actes

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Caractère de Hollande : Vous direz-je ? je m’endormais. C’est ça la vérité vraie. C’est à dire que le principal défaut de 26.01-hollande-paroles-actesHollande est ressorti hier : c’est un mou, un arrangeant, un gentil. Il s’en flatte le faisant un trait essentiel de son caractère. La gentillesse est le respect de l’autre qu’il revendique, mais il oublie qu’on peut être gentil et ferme et volontaire, imposer son point de vue, et ça il ne sait pas le faire.

On lui présentait un thème, un sujet, il répondait. On lui présentait des graphiques il prenait et les expliquait.

Avec Mélenchon c’était pas tout à fait ça, c’était même le contraire : c’était lui qui menait le train. Mélenchon n’est pas un suiveur, c’est un leader.

Il est quand même gênant qu’un homme qui se présente pour gouverner le pays durant 5 ans soit arrangeant avec chacun, même ses ennemis, je n’entends pas par là qu’il fasse la guerre, j’entends que s’il ne sait pas s’imposer à ses interlocuteurs rien n’avancera sur rien… on l’a vu durant son mandat de 10 ans à la tête du PS (de 1997 à 2008) : il ne se passa rien et finalement la situation a pourri… le Parti de Gauche fut donc créé pour enfin voir clair entre gauche et sociaux libéraux.

Sur les marchés – Je ne peux oublier qu’il a appelé à voter oui au TCE, qu’il a été de ceux qui nous a vilipendé, et pour dette-crisefinal il a signé avec la droite le traité de Lisbonne. Ce traité ouvre les portes de l’Europe toutes grandes à tous les vents des marchés : libre circulation des capitaux et des marchandises (ouahh mais pas des hommes !) dans une libre concurrence, en clair que l’état n’intervienne pas. Jamais. Les capitalistes, ceux qui nous mettent dans la merde tous les jours ont carte blanche d’après ce traité. Je n’ai pas entendu qu’il ait pour projet de l’annuler, ces paroles et promesses de combattre contre les marchés n’est donc qu’une posture.

Les conséquences nous les vivons quotidiennement dans notre vie. On nous impose de rembourser une dette incompressible faute de vouloir ne pas tenir compte des agences de notation. Elles existent depuis le début du XXè. Vous aviez entendu parler de leur dirigisme avant ces derniers temps ? Je n’ai pas entendu Hollande vouloir sortir de ce jeu. Il est dans la ligne de Papandréou qui a mis son pays à genoux, son peuple qui souffre chaque jour un peu plus. Pourquoi ne prend-il pas pour modèle l’Islande, l’Argentine, le  Venezuela ? Pourquoi ne tient-il pas compte de la demande des citoyens de faire un audit de la dette française ?

Pour moi tout le reste est blabla.

face au Front de Gauche et Mélenchon – la question lui a été posé « vous désisterez-vous en faveur du candidat de gauche le mieux placé au 2d tour ? C’est une question qui est posé aux socialistes depuis un bail. Sapin l’a toujours écarté la prenant comme nulle. Hollande était très tenté hier d’en faire autant. Le blanc fut long avant qu’il réponde. Il a fini par dire qu’il appelerait à voter pour le mieux placé et qu’il prendrait dans son gouvernement les partis qui l’auraient aidé à être élu. Le problème pour moi, vu ce qui précède, est que je ne vois pas sur quelle base on pourrait travailler ensemble puisqu’il a bien dit qu’il ne changerait rien, pas une phrase, pas une idée dans son programme.

Sur Francetv.fr -  Après le passage de Mélenchon dans cette émission on lisait l’enthousiasme dans les commentaires. Dans un commentaire sur deux on lisait que les gens était convaincu et qu’ils voteraient pour Mélenchon. Concernant Hollande on ne lit que des discussions sur des points précis, rien n’enthousiasme personne.