Raz-de-marée FN : à force de prendre les électeurs pour des imbéciles…

A force de prendre les électeurs pour des imbéciles A force de prendre les électeurs pour des imbéciles, les réalités reviennent comme un boomerang à la figure de ceux qui ont voulu les occulter. La dégradation manifeste de la situation économique a été systématiquement minimisée, maquillée. Dans la réalité, on décompte aujourd’hui 5,7 millions de chômeurs toutes catégories confondues, dont seulement 3 millions environ reçoivent des indemnisations. Plus de 2,4 millions de personnes touchent le RSA. On évalue à 1,3 millions le nombre de personnes sans travail qui ne touchent aucune aide sociale (que les économistes appellent le halo du … Lire la suite…

La France est en guerre…

… depuis combien de temps ? La guerre en France en est à son début. Je ne sais dater de quand elle aurait débutée. En janvier ? avant ? mais ce dont je suis sûre c’est que ce n’est que le début. La cause est multiple : Je la vois d’abord dans l’attaque de Bush sur l’Irak. Ensuite Sarkozy a décomposé la Libye. Nous n’avons pas réagi à temps quand les manifestations du Printemps Syrien ont débuté et qu’Assad n’a su que faire une chose les canarder, les emprisonner… nous connaissons la suite qu’il lui a donné.(ce n’est pas faute d’avoir crié … Lire la suite…

Glücksmann tu as fait tant de mal à la gauche

Il est difficile de commenter, d’écrire sur la mémoire d’un mort avec qui nous n’avons non seulement rien de commun, mais qui fut néfaste à toute la gauche. Sur le moment j’ai écrit dès 9hre ce matin en commentaire sur d’autres billets : Voilà que vient de mourir Glucksmann. Il fut de ceux qui firent tant de mal au marxisme. Il était pour l’intervention militaire partout. Il soutint Sarkozy. Il était un nouveau philosophe : ceux qui ont aidé à ce que maintenant le FN soit un parti « crédible » il a contribué à la destruction de la gauche. Par contre il … Lire la suite…

Retraites : cynisme du « puisqu’on vit plus longtemps on doit cotiser plus longtemps »

PS, droite et Medef réunis : « puisqu’on vit plus longtemps on doit cotiser plus longtemps » ! On ne mesure pas suffisamment ce que cette phrase, que politiciens et media nous balancent à longueur de temps, cache de cynisme. C’est reconnaitre que le progrès n’est là que pour profiter aux riches et aux puissants, pas à ceux qui travaillent. Que les progrès technologiques et les gains de productivité aillent enrichir jusqu’à plus soif patrons et actionnaires : c’est normal ! Mais que les salariés voient leur existence s’allonger grâce à l’amélioration des conditions de vie et de la médecine : et … Lire la suite…

Départ massif de Syriza de la jeunesse Grecque

Préambule – je ne reproduis jamais d’article de Mediapart, mais celui-ci me parait essentiel pour les Européens et les Français en particulier. Il renvoie à des articles en grec et en anglais intéressants que je n’ai pas le courage de traduire, c’est pourquoi je reproduis celui-ci. Il va dans le sens de la sortie de l’euro. La signature du troisième mémorandum d’austérité entre Athènes et ses partenaires européens n’a pas seulement déchiré le parti d’Alexis Tsipras. Il a aussi provoqué un départ massif – estimé à 60 % – au sein de l’organisation de jeunesse de Syriza. Alors que la … Lire la suite…

Nous, Occidentaux, bombardons, affamons, appuyons les régimes de dictature

La xénophobie est à distinguer du racisme en cela que le premier correspond à de l’hostilité vis-à-vis des étrangers, tandis que le racisme correspond à une théorie qui professe que l’autre est inférieur. Il s’agit bien là de xénophobie dans toute l’Europe (sauf dirait-on de la part de l’Allemagne) pour refuser tout accueil aux réfugiés fuyant la guerre et/ou les régimes totalitaires qu’ils subissent dans leur pays. Il me semble qu’il faudrait d’abord dire et affirmer fort que tout humain n’a qu’un désir : rester chez soi, dans sa maison, avec sa famille, ses voisins, ses habitudes de vie, ses … Lire la suite…

Costas Lapavitsas 2/12/2011 : l’euro est un instrument de l’impérialisme

En ce temps-là le président de la République française était Nicolas Sarkozy. Angela Merkel déjà chancelière fédéral allemand (22/11/2005). Costas Lapavitsas était député de l’aile gauche de Syriza. Dans le contexte de l’époque nous étions encore tout occupé à la crise de 2008 en Europe, prolongement de celle aux EU de 2007. Le titre d’origine de l’article étant : Nous n’avons pas intérêt à sauver l’union monétaire n’aurait pas été compris maintenant en sept 2015. J’ai donc cherché un titre en fonction de l’actualité, et l’ai trouvé dans son interview avec ses mots. Après l’accord de l’Eurogroupe (où se réunissent, … Lire la suite…

Quelles alliances pour une sortie de l’euro ?

Ainsi nous nous plaçons dans la sortie de l’euro. Pour un résumé bref du billet de Lordon quelles alliances trouver pour ce faire ? aucune ! Qui reste-t-il ? pas grand monde. Son dernier paragraphe s’intitulant « Ã  gauche, à gauche seulement » faisons le bilan : Lutte ouvrière : sont-ils pour la sortie de l’euro ? je crois que c’est le dernier de leur souci. Leur raison d’être est de s’opposer et de ne jamais s’allier avec personne pour rester strictement dans « l’union communiste (trotskiste) » ; aucun billet sur la sortie de l’euro sur leur site. Nouveau Parti Anticapitaliste : après … Lire la suite…

La fin de l’Europe, Cédric Durand

Cédric Durand est économiste à l’université Paris-13 et enseigne à l’EHESS. Membre des Économistes atterrés et du comité de rédaction de Contretemps-web, il est l’auteur du livre Le capital fictif (Les Prairies ordinaires, 2014), et a coordonné l’ouvrage En finir avec l’Europe (La Fabrique, 2013). Dans un récent article, publié en anglais sur le site Jacobin, il montre que la crise en Grèce s’inscrit dans un mouvement de désintégration du projet européen. Nous en proposons une version française. Cette traduction vient d’être publiée par le site Contretemps, ici. ———————– Du point de vue européen, l’effondrement financier de 2008 ne fut que … Lire la suite…

La gauche et l’euro, Frédéric Lordon, extraits

Je sélectionne ici les extraits que je trouve les plus signifiants de l’article de Frédéric Lordon paru le 18 juillet 2015 sur le Monde diplomatique. (…) Depuis tant d’années, certains secteurs de la gauche, par un mélange d’internationalisme postural et de reddition sans combattre face aux menées récupératrices du Front national, ont refusé de voir ce qui était pourtant sous leurs yeux : un despotisme économique irréductible. Despotisme, puisqu’on ne peut nommer autrement une entreprise aussi résolue de négation de la souveraineté démocratique, et ceci, d’ailleurs, indépendamment de toute considération d’échelle territoriale : soustraire la politique économique à la délibération parlementaire ordinaire … Lire la suite…