Le néolibéralisme est un fascisme

Le temps des précautions oratoires est révolu ; il convient de nommer les choses pour permettre la préparation d’une réaction démocrate concertée, notamment au sein des services publics. Le libéralisme était une doctrine déduite de la philosophie des Lumières, à la fois politique et économique, qui visait à imposer à l’Etat la distance nécessaire au respect des libertés et à l’avènement des émancipations démocratiques. Il a été le moteur de l’avènement et des progrès des démocraties occidentales. Le néolibéralisme est cet économisme total qui frappe chaque sphère de nos sociétés et chaque instant de notre époque. C’est un extrémisme. Le … Lire la suite…

Que fait l’État ? Que faire de l’État ? Imperium, Frédéric Lordon

imperium de Frédéric Lordon

L’association L’émancipation a organisé un débat le 16 février 2016 : Frédéric Lordon, Philosophe auteur de Imperium – Structures et affects des corps politiques Isabelle Garo, Philosophe auteure de Marx et l’invention politique, co directrice de Marx politique François Sabado, militant anticapitaliste Exactions policières, criminalisation des mouvements sociaux, dettocratie, politiques d’austérité, flicage des chômeurs, racisme institutionnalisé, justice sexiste, impérialisme… L’État déploie sa violence sous des visages multiples, que les récentes évolutions sécuritaires ne font que renforcer. En même temps il se désinvestit de diverses missions de service public, (transports, communication,…) plus ou moins assurées jusqu’à présent, ce qui entraine sur … Lire la suite…

Scandale du téléfilm documentaire sur Staline sur la 2

Ces jours-ci je manque de temps pour écrire des billets, et pour visiter vos blogs. Désolée. Mais ce soir, timidement, à l’annonce du documentaire « Apocalypse Staline » sur France2, je me suis demandé : j’ose regarder ce truc ? ou pas ? J’ai commencé par aller lire les commentaires sur Télérama… la controverse y commençait, j’y mis mon grain de sel : J’attends avec impatience « l’horreur capitaliste » qui pourra remonter : croisades, esclavage, colonialisme en Asie Afrique, Amérique du Sud sous le joug des États-Unis durant des dizaines d’années, famines par apport de nos productions appauvrissant les paysans locaux produisant plus cher que nos poulets importés, … Lire la suite…

Piketty face à Lordon chez Taddéi

Révisons révisons… nous n’en n’aurons jamais fini sur les rapports de la propriété et du capital. Ils ne sont pas tout à fait d’accord. IL est vrai que je penche pour Lordon… et que le livre de Piketty m’a largement déçue : j’en attendais, selon les échos internationaux, des merveilles ; m’a manqué qu’il n’y ait pas de raisonnement politique pour le sous-tendre, et j’ai même appris que Piketty n’avait pas -encore- lu Marx ! Accrochez-vous ça dure 1heure1/2 mais ça vaut le coup, c’était le 18 avril 2015. Au fait cerise sur le gâteau : Sorman qui ne comprend … Lire la suite…

Vers une Europe sociale – suite 2

Les principes, notamment ceux ici affirmés, apparaissent toujours comme utopiques. Ils ne sont cependant là que comme moyens de « ne jamais oublier le but » (Rosa Luxembourg). Cependant il en va des « buts » comme des tangentes. Ils n’arrivent jamais à rejoindre la ligne droite du monde nouveau… ou alors dans l’infini. Il en est des principes comme de lois. Ce sont les décrets d’application les mettant en Å“uvre qui reflètent concrètement l’état de civilisation d’une société humaine à un moment donné de son développement. De quelques mesures phares, comme préalables à la mise en Å“uvre des principes … Lire la suite…

Vers une Europe sociale, démocratique et fraternelle par un réformisme révolutionnaire

II – Quelles réformes pour un projet alternatif global, européen ? Le capitalisme est en crise depuis des décennies. Son actuel stade, celui financier, n’échappe pas au destin des précédents. Y en aura-t-il un suivant. On peut en douter. Faisons donc un vÅ“u et parions que la réponse sera non. Jusqu’ici des formes violentes de révolutions contemporaines ont produit des sociétés pires que les systèmes capitalistes qu’elles ont remplacé. Reste le « réformisme révolutionnaire » comme méthode à tenter : c’est-à-dire la révolution, entendue comme somme de réformes ayant des seuils de rupture incontournable et étalées dans le temps, pour … Lire la suite…

De Karl Marx à Jean Jaurès, Henri Lefebvre : le « réformisme révolutionnaire »

Accoucher d’un nouveau monde : au « forceps » ou « sans douleurs » ? Telle l’une des questions fondamentales aujourd’hui posées. L’exemple grec tendrait à plaider pour le « forceps ». Pour changer de mode de production (de monde de la production), l’accouchement « sans douleurs » historiquement parlant n’a pas la cote. La Révolution française a été violente. Le peuple alors noyé dans les eaux glacées du calcul égoïste d’une royauté absolue a été contraint de recourir à la violence. En réponse à une autre violence donc, et on a alors coupé des têtes. Non par une volonté délibérée, mais en réaction précisément à cette autre violence. Ce … Lire la suite…

Vers une Europe sociale par un réformisme révolutionnaire

Ce sujet sera développé dans 4 billets : L’introduction-présentation : celui où vous êtes De Karl Marx à Jean Jaurès… et Henri Lefebvre : le « réformisme révolutionnaire » Quelles réformes pour quelles révolutions ? Du réalisme ou non de rêver un « monde nouveau » C’est en 1850 que Marx et Engels utilisent pour la première fois l’expression « évolution révolutionnaire ». Jaurès s’en empara en 1898 et en fit l’un de ses combats théoriques, le considérant comme une nouvelle méthode socialiste. Méthode qui fut ensuite occultée, par les communistes notamment. Communistes soumis alors à la doxa stalinienne. Jaurès est alors érigé en icône, voire en … Lire la suite…

Costas Lapavitsas 2/12/2011 : l’euro est un instrument de l’impérialisme

En ce temps-là le président de la République française était Nicolas Sarkozy. Angela Merkel déjà chancelière fédéral allemand (22/11/2005). Costas Lapavitsas était député de l’aile gauche de Syriza. Dans le contexte de l’époque nous étions encore tout occupé à la crise de 2008 en Europe, prolongement de celle aux EU de 2007. Le titre d’origine de l’article étant : Nous n’avons pas intérêt à sauver l’union monétaire n’aurait pas été compris maintenant en sept 2015. J’ai donc cherché un titre en fonction de l’actualité, et l’ai trouvé dans son interview avec ses mots. Après l’accord de l’Eurogroupe (où se réunissent, … Lire la suite…

La grande fracture, Joseph Stiglitz : l’inégalité est un choix

C’est ainsi que nous apprenons que la France pratique, sous un gouvernement dit « de gauche » qui porte le nom de socialiste (!) une politique d’austérité. Vous ne vous en étiez pas encore rendu compte ? C’est que vous faites partie de ce haut des classes qui pompent tout à leur profit. Stiglitz rappelle que pour identifier une politique d’austérité les économistes ont des bases pour raisonner : le déficit Structurel. Kezako ? Un déficit structurel correspond à un solde négatif des finances publiques sans tenir compte de l’impact de la conjoncture sur la situation des finances publiques. Si le solde … Lire la suite…