Beaucoup de discussions sur les sites ou blogs, qu’ils soient des journaux ou des personnes privées.
Certains aspirent à une révolution, des révoltés la plupart jeunes, ils n’ont pas tord mais rêvent comme je l’ai fait par d’autres moyens années 60/70/un peu 80, en fait ils espèrent. Ils sont pour la plupart des âmes pures, certains sont encartés dans des groupuscules qui influencent plus ou moins (plutôt moins que plus). Besancenot ou Laguillier ne sont plus de mode. Ils n’auront duré que quelques années, quant au PC il se meure doucettement au fil du temps sans éclats.
Ces temps-ci Mélenchon rassemble tous les espoirs. Si quand on est jeune on ne se révolte pas… c’est déprimant et plus jamais ensuite.
Cependant la révolte n’est plus à la mode. Chacun dans sa case ne côtoie pas l’autre.
Que trouve-t-on sur le net ? La classe moyenne en majorité. Je n’ai pas de statistiques à vous proposer, ce n’est qu’une déduction : les pauvres n’ont pas d’ordinateur.
Autrement dit nous n’avons jamais de témoignage en direct du vécu quotidien des 7 ou 10 millions de pauvres en France. Et comme nous ne sommes pas trop bêtes on parlent d’eux… mais c’est abstrait. Nous savons vaguement que des pauvres aux Etats-Unis ont été jeté hors de leur maison, que des retraités n’ont plus de retraites et ont comme seule solution de travailler jusqu’à leur mort pour 5 € de l’heure.
Des pauvres des Etats-Unis il n’est jamais question aux informations ni dans les journaux, ou sous forme de statistiques abstraites. Eux n’ont aucun moyen de s’exprimer. Fait plus la une la pauvreté en Afrique (Sahel, Afrique du Sud) pour demander du fric pour les aider, mais la catastrophe à Haïti a provoqué beaucoup de générosité que les intéressés n’ont pas reçu.
On ne fait pas la quête pour les pauvres des pays riches, ça la fout mal. Eux ils crèvent tout seul dans leur coin, plus ou moins aidés par des caisses charitables, quelques subsides de boucliers sociaux, ou la jeunesse brûle des voitures des autres pauvres comme eux. Ils se battent entre pauvres. Et tout le monde peut les montrer du doigt : oh qu’ils sont méchants.
Avant en France on parlait des « classes dangereuses », ils habitaient au centre de Paris ; maintenant ils sont dans les périphéries des villes et en plus ils ont le malheur de ne pas être de la même souche que nous. Alors les électeurs votent Le Pen.
Et donc sur les blogs ou sites chacun discutent des autres. Ils analysent comme ils peuvent avec plus ou moins de clairvoyance mais pas depuis leur peau. Ce n’est pas du vécu, ce n’est que la théorie.
Et chacun y va de ses statistiques, de ses réflexions sur les autres mais pas depuis du vécu et ça nous manque car les engueulades, les espoirs ou les révoltes sont la théorisation du vécu des autres pas du leur.
Et ça nous manque pour nous départager comme ici par exemple.


Le net, c’est comme le petit écran, tout dépend de la position que l’on adopte: spectateur passif prêt à tout ingurgiter jusqu’à la nausée, ou acteur curieux et critique. Il est bien vrai que les intellectuels « de salon » sont insupportables, car souvent totalement déconnectés du réel, de la base (syndicale, militante, politique,etc). Toujours associer et confronter nos idéaux à la pratique du quotidien, aller vers l’autre, dans la rue, les bistrots, à l’anpe, dans les cités de relégation, etc, là ou est la vie véritable.
et la plupart ingurgite (on appelle ça la pensée unique je crois ?), surtout que maintenant ne reste qu’un « camp » le capitalisme
Si je vous rejoins sur le regret de la quasi-absence des pauvres sur les blogs, mais qu’on peut étendre aux syndicats et bon nombre d’associations et de partis politiques, il me semble que vous généralisez, sur mon blog, à un commentateur le fait qu’ont ne puisse se départager.La tonalité générale des blogs qui s’intéressent à la politique est très largement critique, et c’est bien ainsi.
oui sans doute pour ce cas (rodolphe) mais si souvent rencontré ailleurs, j’ai pris ce pretexte, et puis les gens qui parlent à partir de certitudes qu’ils n’ont que par ouï-dire et sans vérifier par eux-mêmes…pour le reste ok
Faire confiance aux jeunes quels qu’ils soient et à écouter quand ça fait trop mal :http://www.youtube.com/watch?v=hpaL_Brji5M
c’est d’une beauté qui fait pleins de frissons
@ Annie.mais si, mais si, on peut trouver de tels témoignages.Allez donc voir:http://monblogdechomeuse.hautetfort.com/Bien cordialementjf.
merci pour ce lien… déprimant au possible, ça me replonge dans des souvenirs épouvantables
Les très pauvres n’ont pas l’habitude de s’exprimer par écrit, que ce soit sur internet ou ailleurs. Et puis, on fait tout pour qu’ils ne prennent jamais la parole et comme s’ils n’existaient pas. D’ailleurs, il n’y a pas que des personnes d’origine étrangère dans cette situation.
On peut lire à ce sujet le livre de Vivianne Forrester : » L’horreur économique », paru en 1996 mais toujours d’actualité, où elle parle justement de la misère en France et les pays riches.
Il est difficile de classer et de se classer soi-même… Qui est et qui n’est pas pauvre ?
Puisque ton sujet est relatif au net, je crois savoir qu’à paris par exemple, tous les logements sociaux sont en passe d’avoir internet. Maintenant, tu peux avoir de bons PC à un coût modique. Certains employeurs donne à leurs employés les plus modestes des ordinateurs un peu vieux; mais suffisant pour surfer.
@Felix en effet les pauvres n’ont pas la coutume de s’exprimer par écrit. Ils ont souvent aussi trop de complexes pour le faire. De plus maintenant ils ne sont plus dans les collectifs des usines qui ont fermé
@dpp pas faux, qui est pauvre ? par ex. je le suis par effet de changement de classe sociale (entre autre parce que femme). Bravo à Paris. Il est vrai qu’on peut se procurer des ordi pour peu (trocs, braderies). Mais osent-ils ?