
Ce n’est qu’un minuscule extrait de son livre (1)
Le prix de l’inégalité
Pages 80 et 81 il démontre en peu de paragraphes que les pays rentiers de richesses extraites de leur sous-sol sont plus inégalitaires que les autres. Ils n’ont pas mis à profit pour toute la population ce que la nature leur ont donné par chance, pour, par exemple, développer l’éducation et la santé pour tous, ce n’est qu’une classe minuscule qui non imposable égalitairement pour un profit qu’elle tire aisément. Et c’est ainsi qu’il cite le cas du Venezuela :
Au Venezuela, le plus riche pays pétrolier d’Amérique latine, la moitié de la population vivait dans la misère avant l’arrivée au pouvoir de Hugo Chavez – et c’est justement ce type de pauvreté entourée de richesses qui suscite l’émergence de dirigeants comme lui.
Une note de renvoi précise :
Selon les indicateurs de la Banque mondiale, 50 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté national en 1998, avant l’accession de Chavez au pouvoir en 1999.
Cependant dans le paragraphe suivant il dit aussi
La recherche de rente n’est pas seulement un comportement endémique dans les pays riches du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Amérique latine. Elle est devenue endémique aussi dans les économies modernes, notamment la notre. Elle y prend de multiples formes, dont certaines sont très voisines de celles qu’elle revêt dans les pays pétroliers : obtenir des actifs de l’État au-dessous du prix du marché. Faire fortune n’est pas bien compliqué quand l’Etat vous vend pour 500 millions de dollars une mine qui en vaut un milliard.
Quand je vous dis qu’il faut être plus attentif à Stiglitz !
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(1) Le prix de l’inégalité, Joseph E. Stiglitz, éd. Les Liens qui Libèrent, septembre 2012, 509 pages, 25 €.




