En direct sur le plateau de l’émission Des Paroles et des actes, le journaliste économique François Lenglet s’est livré à une véritable manipulation des chiffres. Il est en effet très facile de faire dire n’importe quoi à des graphiques ou à des chiffres. Les statistiques peuvent être utiles dans bien des démonstrations si tant est qu’elles soient utilisées avec le minimum de rigueur qui s’impose.
- Les pays qui ont le moins dépensés sont ceux qui s’en sortent le mieux : Pour tenter de justifier ce poncif libéral, François Lenglet compare deux graphiques : la part des dépenses publiques dans le PIB des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la zone euro et de la France avec un graphique comparant le taux de croissance de l’Allemagne, des Etats-Unis et de la France. Pourtant aucune corrélation n’existe entre ces deux variables. Entre l’Allemagne, les Etats-Unis et la France, le pays qui comporte le plus de lettres dans son nom est celui qui a le taux de croissance le plus fort, tandis que le pays avec le moins de lettre est celui avec la croissance la plus faible. Cela ne signifie pas qu’il existe un lien entre les deux.
- La part des salaires dans la valeur ajoutée a peu changé depuis 1950 : Ne reculant devant rien, François Lenglet est allé jusqu’à présenter un graphique qui montrait exactement l’inverse de ce qu’il était en train d’affirmer. Oui, la part des salaires dans la valeur ajouté était nettement plus importante au début des années 1980 qu’aujourd’hui.
De plus, la plus grande part des gains de salaires depuis les années 80 a été captée par les 1% les plus riches. Les bas salaires ayant eux moins augmenté que les gains de productivité. - Le patrimoine n’est-il pas déjà trop imposé en France ? :
François Lenglet présente un graphique comparant l’impôt sur le patrimoine en pourcentage du PIB de l’Allemagne, de l’Italie, des Etats-Unis et de la France. Oui, la France a un impôt sur le patrimoine supérieur aux trois autre pays. Est-ce suffisant pour justifier qu’il serait trop haut ? Non !
Une comparaison à long terme est ici beaucoup plus intéressante. Le patrimoine représente en effet aujourd’hui près de six années de revenu national contre moins de quatre années en 1980. Mais c’est surtout l’inégalité de la répartition qui est flagrante et qui justifie une imposition conséquente : 10% des Français les plus riches possèdent 62% du patrimoine total contre seulement 4% pour les 50% les plus pauvres. - Le coût du travail n’est-il pas déjà trop élevé en France ? :
La notion de « coût du travail » est extrêmement floue. Selon les critères utilisés, le classement entre les pays peut changer. François Lenglet utilise donc les données qui l’intéressent pour vanter le soi-disant « modèle allemand ».
Mais une courbe manipulée ne parviendra pas à masquer la réalité sociale de l’Allemagne : 20% des salariés qui sont des travailleurs pauvres, 5 millions de personnes occupant des emplois à moins de 400 € par mois et sans protection sociale, 2 millions de salariés gagnant moins de 6 euros de l’heure.
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ok, je ne « connais » que le graph présentant la part du travail dans le PIB. Et il a déjà été souligné à pls reprises qu’effectivement, le début des années 80 est un « plus haut » et que donc ce serait biaisé blabla…ce qui importe, c’est qu’il y ait eu ce plus haut ! Donc pourquoi ne pas en faire un point de référence ? (tu vois, je commente chez toi
c’est vraiment sympa d’avoir fait 2 commentaires en 2 ans
Houla laetS, tu t’es fait « mettre en boîte »… il est vrai que tu as moins de temps que moi.
S’agit-il de sortir de l’euro, ou de sortir de l’UE, le Prétorien ? Car c’est cette seconde solution qui est importante, afin d’avoir les coudées franches contre les financiers. Cela permet entre autres de préparer une nouvelle Constitution et de nouvelles lois, où le capital devient contributeur à part entière de l’effort national, où la Dette est rediscutée et triée, où le président n’est plus cet irresponsable qui commande tout (total paradoxe), où les importations peuvent être taxées aux frontières du pays, où les patrimoines sont eux aussi soumis à l’imposition, où l’éducation reprend sa place, où l’OTAN est chassé, où les entreprises ne peuvent plus être délocalisées, où les emplois de prestige sur-rémunérés sont évincés des ministères, etc…
En revanche, il faut à nouveau accueillir les réfugiés, qui très vite se révèleront comme leurs prédécesseurs des richesses pour notre pays. Et comme les sangsues qui ont accaparé nos bijoux de famille, transports, énergie, etc… privatisés par des irresponsables comme DSK et d’autres, vont se retirer en désordre, l’État les leur rachètera pour l’euro symbolique.
décidément le prétorien vous connaissez mal l’histoire de FRance, il est vrai que MLP la déforme sans cesse.
ne serait-ce pas plutôt l’héritière qui copie… mal forcément.
le racisme, l’extrême droite, ne sont pas des nouveautés françaises. Le racisme fut interdit après la guerre de 40_45, ce n’était pas le cas avant, les journaux s’en donnaient « à coeur joie ».
l’immigration a toujours existé aussi… mais là je me répète, je l’ai déjà décrit, écrit.
J’ai même croisé des Tunisiens (1998) nouvellement arrivés qui étaient contre l’immigration… des nouveaux.
Je sais, Prétorien, qu’une petite partie de mes propos est aussi avancée par le FN. Seulement, c’est lui qui a copié, pour bien apparaître. Mais bien entendu vous déformez mes propos : les immigrés ne sont pas la SEULE richesse, ils sont une richesse supplémentaire, dont notre pays a besoin. En cela nous divergeons complètement, quand j’aimerais voir « l’élite » sortie des « bonnes écoles » religieuses ramenée à participer humblement à l’effort commun ; quand je voudrais que la Bourse ne fonctionne plus qu’au comptant, avant de disparaître ; quand je traque le PROFIT partout où il s’immisce…
Mais dans un premier temps, je me contente du programme de la Gauche.
Le catholicisme a fait ses preuves, c’est vrai le Prétorien. Une religion de douceur qui continue en Espagne à imposer SA loi aux remugles de francisme, qui tente de continuer en Italie, mais qui heureusement commence à être jugulée en France. Là où ce ne sont pas des imams saoudiens qui prêchent n’importe quoi, l’Islam se fond dans le paysage. Là où j’habite, je suis bien placé pour le savoir.
Quant à l’immigration, je l’ai déjà dit : si l’on raisonne non en flux, mais en solde, seule façon logique de penser, elle est très faible. Trop, sans doute.