Il est de mode de parler de la démocratie grecque, pas celle de maintenant, l’autre qui serait la vraie. Lisant sur quelques sites des controverses sur le mode électoral, surtout en vue, optimiste, d’une 6ème république, j’ai ré-ouvert ce petit livre acheté il y a fort longtemps.
De quoi dois-je parler ici ? du livre ou de la démocratie grecque ? Car je n’ai rien a dire contre le livre, il est bon, bien organisé en thème-chapitre par ordre chronologique qui correspondent a une évolution de la civilisation. S’il était nul je l’aurais bradé, jeté, en tout cas pas gardé ainsi précieusement dans mes rayonnages, il est comme un manuel là pour resservir, la preuve, donc le sujet c’est la démocratie grecque.
Que la Grèce ait inventé tous les régimes politiques c’est un fait. On y trouve : dictature, république, démocratie, oligarchie, empire, royauté, que sais-je. Je me disais en re-parcourant ce livre que les Humains sont universel, que ce n’est qu’un hasard de civilisation qui fit que tout ça se passa en Grèce, à moins qu’Emmanuel Todd me démontre le contraire, par une histoire simple de rang de la famille et de ses membres et de l’éducation des femmes, c’est une affaire non traitée dans ce modeste livre, et je n’ai point encore eu en main le dernier livre du sus-cité qui doit y traiter.
Mais n’oublions pas qu’on trouva en Grèce aussi : l’esclavage, que notre vocabulaire péjoratif en vient (métèque, barbare), que les femmes n’avaient aucun droit à élire ni électif, qu’elles n’étaient que peu, même si elles criaient en prenant parti sur les forums, que les homosexuels… j’en sais rien mais à mon humble avis sans doute devaient se cacher ou comme chez les Romains sous une forme éducative pour les hétéros, quant aux vrais….
Vous voyez je suppose où je veux en venir. La civilisation a évolué, ce sont des Humains qui sont instruits qui votent, des riches et des pauvres tous ensemble, des femmes et des hommes.
Autrement dit en parcourant ce petit livre je me disais qu’il est intéressant de s’intéresser à l’histoire de l’humanité, mais de là à le prendre en modèle, non. Est-ce parce que je suis femme, que j’ai vécu la grande pauvreté, que je me sens ainsi dans un point de vue hors de l’ordinaire ?
Moi je veux juste qu’on invente mieux pour le futur de l’humanité, qu’on peut s’inspirer du passé pour avancer, mais pas le prendre en modèle.


Ah, dêmos kratein adorée de mon adolescence…
Juste une petite note au passage.
Si vous lisez un autre (excellent ouvrage) de l’historien Hansen, qui a consacré toute sa vie à ce dernier volume d’ailleurs, » la démocratie Athénienne à l’époque de Démosthène » (http://www.amazon.fr/d%C3%A9mocratie-ath%C3%A9nienne-%C3%A0-l%C3%A9poque-D%C3%A9mosth%C3%A8ne/dp/2251380248) vous verrez que d’une part cette démocratie a évolué pendant 200 ans (l’ostracisme, par exemple, est abandonné au bout d’une centaine d’années en faveur de mesures jugées plus justes/efficaces/…), qu’elle a passé le plus clair de son temps à résister aux prises de pouvoir des tyrans et oligarques (et une cité de 6000 citoyens armés à l’époque ne pesait pas lourd donc c’est en soi un exploit), et qu’il faut comparer ce qui est comparable: à l’époque, il valait bien mieux être femme ou esclave à Athènes qu’à Spartes en face, où on jetait les nouveaux nés faiblards par dessus la falaise. Le moindre français a à son service (indirect et non consenti certes) une bonne poignée d’esclaves des pays émergents. Espérons que les générations futures ne généraliseront pas à leur tour en faisant de nous des esclavagistes, dont tout système est bon pour la poubelle
On peut, en résumé, trouver certaines idées mises en oeuvre pendant la démocratie Athénienne suffisamment intéressantes pour pouvoir être mises en oeuvre aussi de nos jours, et ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
je n’ai pas demandé à ce que des gens d’autres continents travaillent pour moi. Je le subis et surtout ça enlève des emplois et à pour résultat la pauvreté ici. C’est pourquoi je suis pour la démondialisation.
Et arrêtez d’accuser une génération de tous les maux de la terre. Je suis née en 41, donc baby boomer, ce qui ne m’a aucunement empêché de connaitre la très grande pauvreté, et d’être à vie retraitée pauvre.
Ce n’est pas une génération ou l’autre c’est le peuple dans son entier, une civilisation, une époque, une Histoire.
sinon merci pour les infos sur la démocratie athéniennes qui m’éclairent.
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