Comment ne pas réagir, quand on est une femme, aux actes et dires de ce mec. Je prends sans cesse de bonnes résolutions de ne point en parler, de tenir ce mec en ignorance, mais c’est finalement au-dessus de mes forces.
Hier, entendant ces derniers actes aux infos dans ma voiture, je criais, j’en devenais presque dangereuse au volant, je ne
voyais plus rien de ce qui m’entoure. En plus il se trouvait que je traversais un de ces quartiers qu’on dit chaud, parce qu’il est peuplé de ces gens, nouvellement arrivés en France, qu’on accuse de tous les maux. Eux si ils embrassaient une femme de force on les mettrait pas en tôle ?
En effet l’info qu’on nous donnait était que ce fier de lui, hors norme de la convenance et du respect pour les femmes, a même pris la décision de faire publier dans les journaux des extraits du rendu du tribunal pour montrer combien il est innocent, combien il ne veut de mal à personne. Les faits : il a embrassé une femme de force et il ne voit aucun mal à ça. Il est con, innocent, imbécile… non ce qui le sépare des êtres humains normaux c’est son orgueil, son décalage total d’avec le respect de l’autre, en l’occurrence une femme, je ne sais rien de ses comportements avec ses employés ou relations hommes.
Il ne voit rien de grave, rien que du normal dans un comportement, qui n’est pas de vouloir, mais de passer à l’acte comme ses pulsions lui dictent : embrasser une femme de force.
Dans la loi ce n’est pas prévu. La belle affaire. Les lois sont toujours en retard sur les mœurs puisqu’elles sont proposées, puis votées en fonction de l’évolution des mœurs, une loi ne précède jamais les mœurs, mais la suit. Et les lois peuvent parfois prendre des lustres de retard sur les mœurs, voir pour les homosexuel/le/s où la France est dans un retard honteux, sans compter les lois qui ne sont pas appliquées et qui laissent tout le monde indifférent : l’égalité des salaires entre hommes et femmes par ex. Je rajouterais le viol qui est prescrit après 10 ans.
Le viol sidère une femme. Cela signifie qu’elle est paralysée, qu’elle rejette cette réalité impensable et encore plus indicible, et cela pour très longtemps. Non mesurable. Elle peut l’enfouir 10 ans, 20 ans (1), l’oublier comme on dit. Mais il est inscrit dans son corps et c’est définitif, autrement dit jusqu’à sa mort. Toute sa vie affective et sexuelle en sera imprimée.
Là il ne s’agirait « que » d’un baiser. Ce n’est pas le sexe qui est attaqué, ce n’est « que » la bouche. Mais la bouche, en occident, est un lieu du sexuel quand on y pénètre. Car ce ne sont pas que les lèvres, c’est un baiser avec la langue.
Comment une femme peut réagir à ça ? Sauter en arrière ? si elle est assise à côté de
l’agresseur, il lui faut reculer le siège violemment, autrement dit avoir une réaction du corps dans son entier, ou des mains écarter la figure de l’agresseur ? ou encore laisser faire, dans la sidération, surtout quand c’est un homme qui est dit estimé de tous. Et c’est là que la position sociale ou le statut de relation affective ou d’estime intériorisé de l’homme, par la société et donc par la femme elle même, a son importance.
… c’est ainsi qu’un homme de la rue, jamais vu avant, non connu de la société ou dans le pays pour ses actes sociaux, vont avoir l’importance qui fait toute la différence.
C’est en cela que c’est d’autant plus choquant : il profite de sa position sociale, et il est sûr qu’il a, lui, tous les droits vis-à-vis des femmes.
Il est trop oublié que c’est très difficile pour une femme de porter plainte. Aucune preuve. Pas de trace physique. Même un viol peut ne laisser aucune trace. La trace, elle définitive, est morale, psychologique. On oublie aussi que c’est se mettre, soi, en scène publiquement, de faire face aux jugements de la famille, amis, connaissances, et d’avoir à affronter pour chacun les explications d’ordre intime, au plus intime de la personne. La pudeur fait qu’une femme préfère rester dans l’anonymat, et donc ne rien dire, à personne.
dans la presse : DSK aux policiers: Banon « m’a repoussé », « j’ai de suite relâché mon étreinte », L’Express, DSK, l’homme qui aimait les femmes ?, Le Post, Strauss-Kahn/Banon: Le harcèlement sexuel en question?, blog de Kali, George Clooney : « DSK et Schwarzie sont cinglés », News de Stars, DSK/T BANON une qualification d’agression sexuelle fondée sur une déclaration contestée pour des faits prescrits, Nouvel Obs
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(1) c’est ce qui m’est arrivé à moi-même.




TOUT SIMPLEMENT MERCI DE CET ARTICLE….
Outre le fait que vous énumériez des choses d’une édifiante banalité qui ont été répété à l’envie des dizaines et des dizaines de fois depuis des mois, apportant peut être, allez!, une touche d’originalité par la vulgarité et la lourdeur de certains aspects de votre démonstration, vous écrivez particulièrement mal.
Un billet inutile et mal ficelé, donc, dont je ne comprends pas qu’il fut relayé sur facebook, là où je l’ai rencontré. Fort de ne pas vexer un de mes contacts, je me devais de le dire ici.
Je vous conseille, Annie, de lire un peu pour améliorer votre style et votre construction syntaxique, et d’aller un peu plus loin dans l’analyse. Ne vous découragez pas – il s’en faut de peu pour que ça devienne agréable et intéressant.
DSK est un puant, mais je soutiendrais en aucun cas Tristane Banon, qui elle aussi, n’est qu’une bourgeoise.J’en ai discuté avec beaucoup d’amies, qui toutes, ont subi et subissent encore le machisme abject, et leur avis est clair : Banon trahit la cause des femmes, se sert de l’appareil médiatique pour jouer à fond la carte de la victimisation et vendre un livre. Quelle femme illustre inconnue, de condition sociale modeste, pourrait se permettre un tel tapage chaque fois qu’elle qu’elle rencontre un relou ? Mais dans que monde vit cette dame ? Elle devrait sortir un peu de ses beaux quartiers, elle y trouvera matière à pondre une encyclopédie.
Zut pour les fautes de frappe….
@Guillaume : quelle légitimité avez vous pour émettre de telles critiques ? est ce le fond ou la forme qu’il faut critiquer ? Pensée libre !
@emzophone : moi je soutiendrais toujours Tristane BANON parce qu’elle parle au nom de celles justement n’ont pas accès aux médias… et qui sont inaudibles…et des gros « porcs » peuvent continuer….
@Guillaume avez-vous lu des livres dans votre vie ? j’en doute, vous êtes resté sur l’appris scolaire. Et le fond ? mystère.
@Bruno que dire, sinon une concordance totale de vues
@Emzophone ce n’est pas faux. C’est pourquoi je ne parle pas d’elle, jamais je n’ai fait de billet concernant son cas, elle m’énerve, c’est un ressenti que je n’arrive pas à analyser et auquel je me fie. Mon billet est à fleur de peau, pour essayer de dire ce que toutes celles qui ne diront jamais rien…
Bonjour Annie !
Toutes mes félicitations pour cet excellent article. C’est un vrai plaisir de te lire, comme toujours !
Quant à @Guillaume, je suis atterrée que vous puissiez qualifier de « banalités » les agressions faites aux femmes et le mépris affiché par la justice de notre pays quand il s’agit de les prendre en compte, je n’ose même pas dire les juger, car malheureusement, ces crimes qui devraient être jugés aux Assises sont de plus en plus souvent relégués en Correctionnel. Ce qui en dit long sur l’état de notre société où les femmes subissent de plein fouet les ravages du capitalisme, tant économiquement que dans leur chair !
Certains hommes ont une fâcheuse tendance à oublier que les femmes sont aussi des êtres humains, qu’elles représentent la moitié de l’humanité et que nous avons aussi des droits, dont celui d’être respectée en tant qu’individu à part entière !
Comme tu le dis si justement, Annie, comment aurait été traité l’agresseur de Tristane Banon, Nafissatou Diallo, s’il ne s’était pas dénommé DSK ?
Je suis tout de même contente que le Procureur ait écrit noir sur blanc qu’il y avait bel et bien eu agression sexuelle. Même si les faits sont prescrits (ce qui est honteux dans la République initiatrice des Droits de l’Homme), ce message vaut son pesant d’or, car, dans le cas contraire, la justice aurait ouvert une porte très dangereuse pour les femmes, puisque cela donnerait alors par la suite la possibilité à tout homme qui « embrasse » de force une femme de faire valoir son impunité en s’appuyant sur l’affaire DSK !!!
Par contre, il est urgent de modifier la loi pour reconnaître l’imprescriptibilité de tout acte d’agression sexuelle quel qu’il soit ! Il en va d’ailleurs de même pour les enfants ayant subi l’inceste dans leur enfance, victimes qui se voient appliquer une prescription des faits s’ils ne déposent pas plainte avant l’âge de 25 ans…
Tous les actes portant atteintes à l’intégrité physique et morale d’une personne doivent devenir imprescriptibles. C’est un point incontournable pour le respect de la dignité humaine !
@Cat Fernandez merci de le dire, pour la 1ère et pas der j’espère. Guillaume fait partie de ces hommes qui ne comprendront jamais rien. S’il est un hétéro je plains ses partenaires, mais il doit savoir les choisir passives.
En effet pour le Procureur, merci à lui pour l’avenir. Les comportements de ce bonhomme et les réactions qui s’en sont suivi fait reculer d’un bond en arrière de dizaines d’années. Nous avons donc des raisons de nous en préoccuper inlassablement.
Nous savions déjà que la justice EU, par tous les faits qui nous reviennent, et sans doute peu sur la quantité…, est une justice de classe. Et qu’ils préfèrent tuer un accusé plutôt que d’aller voir les preuves de sa culpabilité ou de son innocence. Histoire de fric.
Bannon a montré beaucoup de persévérance, elle s’est accroché jusqu’au bout. Qu’elle soit bourgeoise et ait des relations, sans doute, mais finalement une caissière en CDD aurait-elle eu la force d’y arriver ?
Oui à l’imprescriptibilité des agressions sexuelles faites aux femmes ou aux hommes.
Où l’on voit hélas que toute femme, quelle que soit sa condition, est potentiellement en situation d’être violée. Voire tuée. Dans un cas comme dans l’autre, ses droits moraux ne seront reconnus avec moins de difficulté que si son existence a été parfaitement « clean ». Dans tous les compartiments de sa vie antérieure. Et pouvoir le prouver. Ca rappelle ce qui s’est passé chambre 2806… L’agresseur, lui, n’a rien à prouver.
Ce qui caractérise la chronique des viols – et aussi des meurtres – c’est un simple mot : banalisation. C’est qu’on finit par s’y habituer, puis à relativiser, et enfin à renverser les charges. Ca rappelle toujours quelque chose, non ?
Illustration :
http://www.leparisien.fr/dsk-la-chute/dominique-wolton-dsk-a-choisi-les-mots-justes-19-09-2011-1614821.php
« Strauss-Kahn avait un destin présidentiel programmé, mais il a buté sur lui-même, sur sa folie, sur sa légèreté, comme il dit. J’ai trouvé émouvant de l’entendre affirmer qu’il n’a jamais joué de son pouvoir, de sa posture hiérarchique dans ses relations avec les femmes. Là encore, je le crois sincère. Simplement, les femmes qu’il approchait ne pouvaient pas faire abstraction, elles, de sa toute-puissance. » Sacré Wolton, il arrive à marquer des points contre le cours du jeu !
A force qu’on me le répète, je vais donc finir par en convenir, après Badinter, BHL, Séguéla, Finkielkraut, Levaï : on trousse une chambrière (JF. Kahn), mais il n’y a pas mort d’homme (J. Lang), pour violer il faut un couteau (Ivan Levaï), et « elles ne savent pas résister à son attraction » (D. Wolton). Donc c’est bien leur faute, hein. CQFD.
Merci, Monsieur Wolton, expert es communication (salarié du CNRS via nos impôts), de nous démontrer comment on pratique la banalisation. Ciblée, bien sûr.
@jacinto j’ai lu et relu votre commentaire, je te trouve tellement bon. J’ai envie de le « transformer » en article, qu’en pensez-vous ?
Je n’y vois aucun inconvénient, si ça peut contribuer à une indispensable prise de conscience, car les chemins vers une vraie civilisation méritent d’être balisés…
Bien à vous,
Jacinto
Merci pour cet article. Mais je ne crois pas que les agressions de DSK s’arrêtent à de simples baisers forcés. Sur le comportement criminel de ce sinistre individu, une flopée d’articles que j’ai relayés à consulter ici : http://angrywomenymous.blogspot.com/
il est de bonne guerre de faire sa pub. Quand on débute un blog il faut bien se faire connaitre. A paraitre encore un nouveau sur le nommé.
Annie, désolé pour cette critique, que n’importe qui aurait le droit de formuler, fusse-t-il le dernier des hommes, s’il en est, et quoiqu’en dise les épris de spécialistes-auxquels-on-peut-confier-son-raisonnement dont Bruno raffole certainement vu la question qu’il me pose.
Je vous sens touchée, j’en veux pour preuve votre naufrage dans l’amalgame et le troll (je n’aurais pas lu de livre, vous parlez de ma sexualité – quel argumentaire). Pour ma part je ne saurais pas à quoi attribuer votre mauvais usage de la langue et les fautes d’orthographe qui bardent chacune de vos phrases. J’ai supposé le manque de lecture.
Non je ne considère pas que la femme ne soit pas humaine ni ne qualifie les agressions faites aux femmes de banalités. Ce que je trouve médiocre c’est pondre un article aussi vide autant de temps après la tempête, et la banalité de ce qu’on y trouve: une sorte de piqûre de rappel un peu fade, un peu pleurnicharde et mal argumentée sur un sujet grave qui mériterait (et qui a heureusement obtenu au cours des derniers mois) un traitement autrement plus profond. Quitte à pondre de la banalité, autant traiter DSK de gros porc – impact, concision, vérité: ç’aurait été un article réussi.
A vous lire on peut déjà deviner que vous ne vous informez pas très bien et que vous êtes pleine de préjugés que vous pensez combattre (« parce qu’il est peuplé de ces gens, nouvellement arrivé en France », cette phrase elle-seule mériterait un billet) c’est pour dire.
Bonne continuation.