J’avoue que cette évidence m’avait échappé, forcément quand ça crève les yeux on le voit pas. C’est sur place que « ben vi évidemment » et surtout j’ai tout à coup réalisé que l’image que j’avais d’un château c’est dans Tintin que je l’avais acquise pour définitif. De plus j’ai trouvé ce château d’une laideur extérieure totale. Il n’a aucune originalité. Serait-ce la faute à Hergé ? Il a juste rogné les deux ailes de côtés.
Mes premiers pas de visite se sont donc fait là dans cette exposition. Elle est sur 2 étages, elle est faite de reconstitution des décors familiers, d’images de bd agrandies. Ca ne m’a pas vraiment excité, mais c’était pas mal quand même, sans doute faut-il être un fan inconditionnel pour être excité, c’est pas mon style en général d’être fan de quoique ce soit d’ailleurs. Voici quelques photos prises sur ce sujet (d’autres de Cheverny vont suivre dans deux prochains billets sur ce qui est beau voire magnifique : les jardins et l’intérieur).












Il est certain que, les deux ailes enlevées, Cheverny est bien « plat ». Hergé en a fait effectivement l’archétype du petit manoir sans prétention excessive. Des châteaux de cette importance abondent le long de la Loire.
N’en déplaise à certains, leur héros et son contexte ont tout de même vieilli un peu. Une raison majeure, peut-être ? Des journalistes, comme on aimait bien les mettre en scène, ainsi les Rouletabille, Passepartout, Isidore Beautrelet, n’existent plus. l’investigation ne fait plus recette. La profession a désormais un visage négatif.
Ah ! Je précise : il existe toujours de vrais journalistes, paradoxalement leurs noms se découvrent au fil d’assigations au tribunal parce qu’ils dévoilent des aspects tabous de la vie des Grands. La Presse est libre (ô oui !), les journalistes, pas du tout. Ou du moins, ceux qui sont libres sont également chargés de tous les maux. Ils finissent avec le minimum vieillesse. Serions-nous revenus au temps de Charles X, il y a deux cents ans ? Tout, sur tous les domaines, prête à y croire.