De retour des Tropiques contente de rentrer en France

Curieux direz-vous pour une voyageuse ? ben ça peut paraitre bête mais j’aime mon pays même si plein de choses du gouvernement, des Français, des médias… m’agacent, m’énervent, me font crier, protester… c’est ma culture, ma langue…l’entendre la parler, comprendre chaque mot parfois idiot que j’entends dans les queues des grandes surfaces… évidemment on ne sait jamais quelles idioties disent les gens dont on ne connait pas la langue… alors après c’est facile de dire qu’ils sont sympas s’ils nous insultent avec le sourire on n’en sait rien…au moins là je comprends.

Voilà deux hivers que j’étais sous les Tropiques…j’appréhendais faut bien le dire… finalement retrouver l’hiver, le début de l’automne, les feuilles encore sur les arbres qui jaunissent et vont mourir c’est ma culture… et je suis contente de le retrouver… les paysages que je voyais à travers les fenêtres de wagon du train, le soleil bas que je vois par les vitres de ma voiture… tout ça m’enchante… c’est beau la France… vous le savez ? c’est p’t pas pour rien qu’on serait le premier pays touristique du monde…la pluie glacée qui tombe sur le dos je m’en fous…je le connais depuis toujours… 35 ° toute l’année c’est pas terrible non plus : on marche lentement, on se fatigue, on transpire, tout colle… chaque climat a ses défauts.

…à côté de moi dans l’avion de Doha à Paris un Japonais qui vient donc d’au moins Tokyo voire d’une île perdue du Japon… s’est envolé pour 4 jours de séjour, programme : le Mont-Saint-Michel et Paris en quatre jours…incroyable…il aura fait au moins autant d’avion (2 jours aller+2 jours retour) que de son séjour en France… et je vous assure que 2 jours d’avion avec un changement de plusieurs heures de fuseaux horaires (pour lui 9 heures) faut vraiment être motivé : il faut 1 jour par heure de décalage pour que le corps se remette à l’heure. Pas que le sommeil (dormir à 3 heures de l’après-midi et se réveiller 8 heures plus tard sans aucune envie de dormir) mais aussi la faim sont décalés (faim à 2 heures du matin et pas du tout à 8 heures du soir).

J’aime mon pays, ma culture c’est juste la mienne rien de plus.

Les touristes intéressants et intéressés par les pays qu’ils visitent

Il m’arrive – trop ? – souvent de critiquer certains types de tourisme : ceux qui courent partout et veulent voir un pays grand comme la France en 2 semaines, visiteraient-ils la France en ce laps de temps ? je pense qu’ils ne l’envisageraient même pas, mais pour un pays de culture différente de la leur .

Les touristes qui veulent vraiment comprendre où ils sont sont les plus rares… mais tellement agréables et passionnants. Je dirais qu’ils représentent 10 % du total au maximum.

Et ce sont avec ceux-là que je passe d’agréables moments… sinon je préfère encore la solitude plutôt que d’entendre des bêtises (restons polis).

Souvent on se retrouve d’une année sur l’autre ou bien on reste en contact une fois rentré en France… car restez en contact avec des habitants d’autres pays n’est pas aisé… les bons touristes ne se partagent pas par pays d’origine mais les échanges se font plus aisément entre francophones, les nuances d’une langue étrangère sont plus difficiles à exprimer, et là il s’agit principalement de nuances…

Que faisons nous ? La première règle est de prendre son temps. On peut rester assis à une terrasse des heures durant et y revenir pour observer la vie qui se fait autour de nous, sans jamais nous lasser, cette vie est toujours renouvelée, source d’étonnements, d’interrogations de notre part. On flaire, on tâtonne, on observe, on hume, on revient sur les mêmes lieux, on flâne si possible dans les lieux les plus typiques des pays visités en évitant … les lieux dits touristiques ou envahis par ceux-ci, bien qu’on ne puisse échapper à des sites qui font parti du périple, mais on en découvre d’autres inconnus des guides le plus souvent.

Il suffit de s’engager dans une rue quelconque non recommandée pas un guide et de marcher devant soi et on découvre alors la vraie vie des habitants. Dans un pays tel que la Thaïlande à grosse renommée et fréquentation touristique ce n’est pas facile. Les guides, par définition, vantant tout, leur rôle n’étant pas de dénigrer, il est donc bien de pouvoir échanger chacun ses expériences.

Notre choix est donc d’en voir peu mais bien, plutôt que le plus possible mais mal. Aucune recette n’existant on ne peut répondre à la question : que dois-je voir ? chacun à sa manière différente de l’autre…

Curieux car on se repère assez vite (en quelques heures) je ne sais dire ce qu’ils ont de reconnaissables, sans doute un style d’ouverture dans le regard, la posture du corps. Ils ne sont pas forcément seul, des amis qui vont par deux, ou des couples, en tout cas on se repère vite, à moins que ce soit ceux qui sont « Ã  fuir » qu’on repère le plus ? Je ne sais comment mais on se trouve, là est le principal.

Nos rencontres ne sont pas pour continuer un bout…ou très rarement…chacun à son rythme… mais simplement d’échanger notre manière de voir, les questions qu’on se pose, on décrit notre projet, ce qu’on connait déjà, ce qu’on envisage de voir… nous ne sommes pas de ceux qui disent en revenant « on a fait la Thaïlande » dans tous les cas, et on parle du pourquoi on a choisi ce pays, cette ville, cette guest house, le temps qu’on s’est choisi (pour les « en âge de travailler » ils ont économisé), avec quel budget on peut vivre ici ou là… et souvent on en vient à notre vraie vie chez nous…passée et future…c’est toujours passionnant la vie de quelqu’un d’intéréssant.

Richesses acquises en Asie du Sud-est

  • Je vais commencer par moi, le plus difficile.

Quand je fus bien installe dans ma place d’avion, alors qu’avant de partir je craignais d’avoir peur en avion, cette pensee m’est arrivee : maintenant je peux mourir, je m’en fous, j’ai accompli ce que je voulais…

Durant ce voyage, j’ai ete jusqu’au bout de mes capacites, qui se sont trouvees plus importantes que celles que je croyais avoir en partant ; pourtant j’avais deja une vie pleine comme un oeuf malgre tout ca je ne me sentais encore pas tout a fait sure de moi.

J’ai pu voyager librement, decidant au flair ou et quand j’irai par ci ou par la, sans programme fixe qui m’aurait enfermee. Je laissais mon corps et mon intuition me dire ce qui etait le mieux pour connaitre au mieux les pays visites, j’interviewais souvent les voyageurs croises sur leur propre sentiment, et je faisais un conglomera avec le Routard et mes impressions propres, differentes souvent des gens croises, sauf pour quelques-uns, sachant que j’etais toujours plus vieille qu’eux. Eh voui les vieilles que j’ai croise me racontaient que leur vie, vraiment ca m’em…

  • Voila les francophones que j’espere retrouver en amitie durable, car ce fut en quelques heures ou jours, du concentre pour aller a l’essentiel, ils se reconnaitront : Nathalie et Fabienne, Cedric, Marie-Christine et Nicolas, Lulu et Fred, Sebastien, Veronique et Severine, Claudine. Quelques autres dont je n’ai pas les coordonnees : Richard, Bastien, Pascal, un Hong-kongais, un Roumain, une famille d’Ariege, des Australiens m’ont laisse d’excellents souvenirs.

Concernant le comportement des touristes en general, les Japonais en groupe sont les pire, les Francais ne leur arrivent pas a la hauteur. Des fois difficile d’etre Francaise. Des Americains s’excusaient pour Bush a la deuxieme phrase. Les Australiens se sont reveles d’excellents interlocuteurs.

Concernant les populations :

  • Vietnamiens : avec quelques uns j’ai pu echanger en francais ou en anglais, j’ai pose des questions sur leur vie, ils m’ont repondu franchement. J’ai aime ces contacts qui me resteront dans le coeur et la tete. Ils etaient avides de contacts, que c’etait bien ainsi. Simplement ils ont un defaut : nous harceler dans les rues pour vendre, et c’est bien dommage, ca contribue a deformer le reste. Ils sont a la fois rigide et capable de plein d’affection, et j’ai adore quand ils m’appelaient « mummy » en me prenant le bras ou les epaules.
  • Cambodgiens : j’apprehendais, j’ai en fait ete surprise de trouver des gens joyeux de vivre, musiques, danses, rires. Aucune communication car aucune langue commune. Beaucoup d’enfants dans les rues : serait-ce pour repeupler un pays de 14 millions d’habitants qui en a bien besoin ? Pas ou tres peu de plus de 40 ans dans les rues.
  • Thailandais : aucune communication, ils n’y sont pas interesses malgre l’afflux depuis une vingtaine d’annees des touristes, ils ne parlent pas 3 mots d’anglais. Ils nous laissent en paix dans les rues, c’est deja ca, et ils sourient.

Tous : honnetes, mais ont tous tendance a voir ATM ou banque inscrit sur notre front.

Au final j’ai pu voir : des cultures, des paysages, des beautes, de la pauvrete, du travail ardent pour s’en sortir, de l’humain different de nous, ca aide pour voir son pays sous un autre angle.