Le sous-titre est Des origines à nos jours (1). Il faut du temps pour lire cette sorte de bible de l’histoire de la Chine. Je l’ai faite lentement, comprenant difficilement ce qu’ils écrivent surtout pour la période Ming dont j’avais peu de connaissances. La partie depuis le 19è jusqu’à Mao m’a été la plus agréable, pour la partie sur Mao il me faut réviser certaines de mes informations antérieures (1). Puis est arrivé l’actuel…(voir plus loin)
On trouve trace de l’Homme depuis 400 000 ans au sud-est de Pekin. Il est écrit :
(…) son importance réside dans la continuité culturelle (…) bien des aspects, comme par exemple le gouvernement autocratique, procèdent directement des temps préhistoriques
Il est effectivement surprenant de trouver des habitudes de gouvernements, de justice, de philosophies tout au long, jusqu’encore à nos jours.
Le territoire de la Chine actuelle s’est constitué par cercles concentriques ou fusion de régions qui se faisaient la guerre. (cartes)
La Chine n’a pas souvent été dirigé par des Chinois d’origine, mais aussi par des Mongols, des Mandchous ou d’Asie centrale. Ces populations étrangères qui s’intégrèrent au fil des siècles à la Chine en sont les composantes à part entière et ont été décisifs dans son histoire. C’est pourquoi les protestations des Occidentaux concernant le Tibet sont vexatoires pour les Chinois. Les régions autonomes où vivent les minorités nationales occupent un territoire plus vaste que celui de la majorité Han (Ceux qui sont appelés Han de nos jours ne le sont pas réellement mais sont des « assimilés »).
L’empereur (3) avait pouvoir sur tout. La politique comprenait les coutumes vestimentaires, de livres, de peintures, de manières. L’empereur empêchait l’émergence de toute autorité qui put concurrencer son monopole, notamment en refusant qu’un revenu fut exonéré d’impôt.
Le Confucianisme (qui a influencé toute l’Asie du Sud-Est) a l’air d’avoir moins d’importance ; mais il est assez présent pour qu’on le conteste ou en trouve d’autres applications dans le présent comme espoir dans l’amélioration aussi bien des fonctions et devoirs de fonctionnaires et des possédants riches, du gouvernement central, du rôle des intellectuels, des devoirs que les instruits ont vis-à -vis de l’amélioration de la conditions des paysans.
Les habitants des villes, minoritaires, ne se préoccupent aucunement de la majorité des Chinois qui sont les laissés pour compte du nouveau libéralisme. Les disparités s’aggravent, tout risque de basculer comme il s’est toujours produit dans l’histoire de la Chine avant chaque changement de dynastie même pour celle de Mao, d’autant que l’état-parti actuel voit son pouvoir diminuer par manque de moyens financiers par la décentralisation, la désintégration des entreprises d’état qui ont licenciés par millions des gens qui se sont retrouvés sans plus aucune protection, mais aussi un état privé de revenus.
Il nous ait très difficile pour nous Occidentaux de comprendre ce qui nous ait tellement étranger par les valeurs, la morale (Confucius), les principes législatifs forts différents de nous, la loi n’ayant pas la force qu’elle a chez nous ni sa base de formation.
Je referai d’autres articles sur la Chine sur des points particuliers, et reprendrai ce livre en tant que manuel.
Conclusions personnelles – Mon observation est que les Chinois privilégiés des villes font sans cesse des efforts pour comprendre et copier notre civilisation, mais nous jamais vers eux. Nos modes de s’en inspirer sont toujours superficielles à défaut de comprendre la philosophie confucianisme ou les religions taoïsme ou bouddhisme -chinois, différents des autres. Eux se sont convertis à des religions chrétiennes ou musulmanes depuis plusieurs siècles.
Retenir que ce qu’on nous montre à l’envi de la Chine en Occident ne concerne que les habitants des villes, soit environ 1/3 de la population. On ne nous parle que très rarement des révoltes des provinces et campagnes qui vont s’amplifiant contre les injustices et le pouvoir des fonctionnaires devenus hommes d’affaires qui disposent des terres des paysans et sont de plus en plus corrompus.
Pour nourrir la Chine il faut cultiver la terre et faire pousser le riz, et peu de progrès techniques peuvent s’y adapter faute de recherches dans ce domaine. Mais tout ça n’était pas le sujet du livre, ce n’est que ma déduction.
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(1) chez Tallandier pour la traduction française par Simon Duran 2010, avec le concours du Centre national du livre, 749 pages
titre original China, A new History 1992-1996-2006 Harvard College,
(2) par mes lectures : Mao Zedong, Edgar Snow, Han Suyin, pour les principaux et un peu de littérature ancienne et moderne.
(3) de 771 Ã 1912, soit durant 1200 ans, auquel on pourrait rajouter Mao.