Mais quelle influence a Montebourg dans le PS ?

Lui évolue mais finalement en approfondissant des idées qu’il a depuis le TCE. Sauf qu’il n’a pas tenu sa position au moment du vote du congrès de décembre 2005. Peut-il faire plus que des écrits et des paroles dans l’avenir ? C’est la question que je me pose, et je reste septique. En effet il a soutenu Royal en 2007 qui ne s’est pas plus approprié les idées constructives de la campagne de 2005. Entre temps une crise qui nous donna raison, sans que personne n’ait l’air de s’en souvenir, même pas lui vis-à-vis de lui-même.

Cependant je l’ai écouté récemment sur France-Culture samedi matin dernier. Ce qui fut assez drôle d’ailleurs car durant l’heure qui suivit sur cette même fréquence un autre disait exactement le contraire en prônant le remboursement de la dette le plus vite possible, que la Grèce devait se serrer la ceinture car c’était de sa faute et bla, bla, bla (1).

Sur son blog, le 27 mai 2011 il dit, donc quelques jours après le désistement de situation de DSK :

Puisque « l’homme providentiel » de certains n’est plus là, alors les lignes vont pouvoir bouger, l’horizon se dégager

Je serai (du côté) des sujets orphelins que la gauche ne traite plus : face au bilan désastreux de la mondialisation, je propose une stratégie de démondialisation, c’est-à-dire une protection écologique et sociale de nos industries. Et puisque cette protection doit se faire à l’échelle européenne, elle est de nature à redonner de la vigueur à une Europe enfin utile aux citoyens. Face à la crise financière, je propose la mise sous tutelle des banques. Face à la pression destructrice sur le travail, je propose le capitalisme coopératif. D’un côté ceux pour qui le monde n’a pas changé et, de l’autre, moi, pour qui la crise financière a emporté notre modèle économique et social issu de l’après-guerre. Aujourd’hui, il nous faut inventer le nouveau modèle social français. Si le projet du parti socialiste est un socle, un rez-de-chaussée, je vous propose un premier étage refait à neuf, avec vue sur la mer !

c’est moi qui souligne

D’une critique sur Mediapart de novembre 2010 sur son livre j’extrais des citations de lui :

Le dogme libéral s’est lové comme un serpent dans les consciences politiques, justifiant nos renoncements

Nos idées sont mortes avec l’ancien capitalisme et face au nouveau, nous ressassons et remâchons les vieilles recettes, tel le hamster qui tourne dans sa cage sans avoir compris qu’il faisait du surplace. Il faut faire autrement. Là est le prochain socialisme

Il faut là que je répare une engueulade faite là et là.

Pour finir voici l’émission sur France-culture

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(1) il m’interesse aussi de comprendre la position de mes adversaires

Tunisie : Là bas si j’y suis 11, 12 et 13 janvier 2011

Peu de temps ces jours-ci pour écrire des billets, mais il se trouve que Daniel Mermet nous a proposé une émission spéciale Tunisie que vous pouvez écouter ci-dessous. Il est bien aussi d’écouter les réactions des auditeurs les jours suivants. La femme m’a tiré les larmes des yeux.Depuis il y a eu le discours de Ben Ali, qui n’a pas l’air, ce jour (17h), d’avoir vraiment calmé les Tunisiens qui demandent qu’il parte avant 2014.C’est un pays que j’ai connu, en touriste, durant le début des années 60, avant la masse des touristes, début de la construction des hôtels. Depuis ce tourisme qui a déformé une île comme Djerba par exemple je n’ai pas été tenté d’y retourner, mais j’y pensais cette année.J’ai donc connu la Tunisie du temps de Bourguiba. Je me souviens que nous avions fait des calculs qui nous montraient que le tourisme (1) n’apportait aucune richesse au pays qui devait tout importer depuis l’Italie pour plaire aux touristes (surtout pour les constructions d’hôtels). Ca m’avait dégoûté. Je suppose qu’ils ont amorti les investissements depuis, bien que ce soit le pays le moins cher du bassin méditerranéen. Je trouvais ce pays et ces habitants attachant, J’en ai d’excellents souvenirs.Les émissions de Mermet ont été faites avec les journalistes suivants :

Sihem Ben Sedrine, journaliste tunisienne et défenseuse des droits de l’homme.

Radhia Nasraoui, avocate tunisienne qui milite dans le domaine des droits de l’homme depuis plus de trente ans.

Hamma Hammami, porte-parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie. Professeur de lettres et civilisation arabe, il dirige le journal interdit El Badil.

Atia Athmouni, professeur, membre du Parti démocratique Progressiste.

Moncef Marzouki, homme politique et médecin tunisien

Taoufik Ben Brik, journaliste et écrivain.

1ère émission2ème émission (réactions auditeurs+un point)3ème émission (réactions auditeurs+un point)________________(1) j’étais « dans » les fabricants de tourisme à l’époque (tour operator)