Préambule – j’ai écrit cet article en novembre 2011, alertée par le comportement de Merkel et ses conséquences partout en Europe, malheureusement sa position ne bouge pas, je le remanie un peu et le refais paraitre.
À la vue de la montée des extrêmes droites partout en Europe, il faudrait que Merkel revienne à la réalité et s’inspire de l’Histoire de l’Allemagne. Nous avons une extrême droite au gouvernement de la Hongrie (Orban passant comme Doriot du parti communiste au fascisme), des extrêmes droite qui persistent (mais ne montent pas contrairement à ce que nous expliquent les médias qui ne savent pas lire les chiffres et jouent un jeu dangereux) en France (FN), Grèce (LAOS en baisse, XA compensant) ; on trouve en Grèce et en France une montée significative des partis de gauche qui proposent d’arrêter la rigueur, alors qu’en Grèce les partis qui l’ont appliquée chutent. En Espagne les partis qui ont appliqué la rigueur ont été sortis.
Autrement dit la population ne veut plus de la rigueur.
__________
Il est dit partout (1) que la venue de l’extrême droite (2) au pouvoir en 1933 est due à l’extrême inflation que l’Allemagne connu
durant le début des années 30. Il est dit pareillement que l’Allemagne en étant définitivement traumatisée elle impose à l’Europe entière, par les règles de la BCE, une politique de contenu total de l’impossibilité d’une quelconque inflation qui impose un régime d’austérité partout en Europe qui fait souffrir les peuples à l’extrême.
Mais on ne dit pas comment cette inflation naquit (3).
Cette inflation naquit parce que précédée par une politique économique de restriction et d’austérité, en voici les étapes
- Entre 1924 et 1929 l’industrie allemande est entièrement réorganisée. Le mark se stabilise.
- Grâce aux capitaux empruntés à la Grande-Bretagne et aux États-Unis l’industrie allemande accroit son potentiel de production d’un tiers.
- Cette productivité a été possible en mettant au chômage des millions de salariés.
- La monopolisation des industries, évitant la concurrence, permet la libre fixation des prix, vers la hausse bien sûr.
- Il ne faut donc pas compter sur la consommation intérieure, le projet est d’exporter cette énorme capacité nouvelle produite.
- Pour gagner cette exportation les prix à l’export sont abaissés au maximum. Il s’agit donc d’un dumping gigantesque, fait au détriment des consommateurs internes par les licenciements qui ont fait monter le nombre des chômeurs.
>>> Et c’est à ce moment que la crise commence aux États-Unis. Donc il n’y eut jamais de possibilité d’exporter, faute d’acheteur. (4)
- Les coûts de l’amortissement des investissements faits par les industriels allemands sont énormes.
- Il ne reste plus que l’état pour les aider.
- Celui-ci brise donc les « contrats collectifs » pour faire baisser les salaires, réduisant ainsi les syndicats à l’impuissance.
- L’état prend aussi les mesures suivantes :
- compression des dépenses sociales
- renflouement des entreprises défaillantes
- subventions et exonérations fiscales
- commandes à ces entreprises par l’état
dans l’agriculture :
- réductions et annulations des droits de douanes
- secours par l’état aux grands propriétaires
La situation ne se redressant pas vraiment malgré toutes ces mesures, ne restera plus aux industriels que de retourner chercher le national-socialisme qu’ils avaient laissé tombé un temps pour les mettre au pouvoir cette fois. Pour cela l’industrie subventionne le parti national-socialisme et son chef Hitler.
Ce processus a débuté en Europe à ce jour : restriction des salaires et revenus sociaux en Grèce, en Italie, en Espagne, arrêt de l’ajustement des salaires et revenus sociaux en France.
Va-t-il continuer par un fascisme généralisé et une guerre en Europe ?
________
(1) dont souvent sur ce blog par exemple
(2) pour l’Allemagne nazisme (de national socialisme), et pour l’Italie fascisme (de faisceaux)
(3) il y avait déjà eu une importante inflation début des années 20 ci-contre le graphisme, surtout du fait du traité de Versailles qui lui imposa des réparations de guerre de 132 milliards de mark.
(4) c’est le problème actuel de l’Allemagne déchiré par l’austérité dans l’Europe dont elle dépend pour ses exportations, mais ces mêmes pays sont en passe de ne plus pouvoir lui acheter à cause de la baisse du pouvoir d’achat par les politiques d’austérité, dont la Grèce qui lui acheta énormément de matériel.
___________________


C’est toute ma jeunesse, j’y fus (dont la marche, je n’ai aucune photo !), et j’étais au PSU et pas loin des Cahiers de Mai qui en tenait le journal presque quotidien. Je n’ai pas encore vu ce téléfilm j’espère juste ne pas être déçue. Je vous propose le synopsis de télérama :
3, point culminant d’un conflit social qui restera comme le plus marquant de l’après-68. L’occasion était trop belle d’appeler Charles Piaget, la figure emblématique de la lutte dans l’usine horlogère de Besançon, pour recueillir ses impressions sur le film. A bientôt 84 ans, l’homme n’a rien abdiqué de ses convictions et pas encore rangé ses habits de militant au rayon des souvenirs. Il milite toujours à AC ! (Agir ensemble contre le chômage) et à l’Apic (Appel pour l’insurrection des consciences), un mouvement initié par le philosophe Pierre Rabhi, qui vise à « restaurer l’équité sociale et préserver la vie sur terre ». Paroles d’un humaniste qui n’a jamais renoncé à se battre.
En ce week-end d’élections du Président de la République où il est interdit de parler de ces élections je trouve intéressant de rappeler deux élections qui ont bouleversé les démocraties. Je n’ai malheureusement pas de livres dans ma bibliothèque qui aient les précisions, bien que j’y ai beaucoup de livres d’histoire je n’ai pas tout malheureusement ! sur Pétain je n’ai rien, sur Hitler je n’ai « que » sur la