Enfin une vraie France libérale s’organise

ah ces babyboomers qui profitent

ah ces babyboomers qui profitent

Nous pourrons à partir de la prochaine présidentielle décider de donner 150 milliards de plus à l’état ou au contraire plus rien ; chacun se gèrera seul avec des entreprises privées pour tout ce qui est en cours de remplacer ces services publics qui nous coûtent si chers, pour un vrai monde 100% libéral et 100% mondialisé.

Seul le mode de remboursement varierait.

graines de dette

graines de dette

Dans l’idéal du monde 100% libéral on divise la dette en parts égales, soit approximativement 25 175 euros par personne ; pour les parents smicards à la tête de deux enfants leur dette est de 100 700 euros ; il faudrait les condamner à 10 ans de travaux forcés (voire plus puisque leurs enfants n’allant plus à l’école ils n’apprendront pas à compter les jours de toutes façons) afin d’épurer leur dette (les travailleurs handicapés qui pourraient être moins productifs prendront 30 ans au moins, non mais!). Cela nous ferait des esclaves pas chers, finalement on revient à la vraie tradition de la Grèce ancienne ou de Rome qui fonctionnaient si bien grâce à l’esclavage, chacun à sa place, ce qui, si je ne m’abuse, est le rêve de tout bon libéral.

la dette des pauvres

la dette des pauvres

Si jamais on ne devenait pas libéral, l’hypothèse nettement moins amusante de donner 150 milliards de plus à l’état, les classes ouvrières et moyennes étant déjà nettement chargées, il faudrait prendre aux plus riches ce qu’il ne faut pas faire si on ne veut pas qu’ils partent, par exemple en ne payant plus les intérêts de la dette et en taxant ceux qui ont parfois quelques difficultés à savoir quoi faire de leur argent.

Ca pourrait presque être un cas de conscience, si j’en avais une, mais étant libéral je lui ai rendu sa liberté. Je vote pour le monde 100% libéral.

dette-publique-de-la-france

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Le seul regret c’est que finalement cela ne changerait rien à notre dette ni à notre capacité à la rembourser.

Libéral, liberté des marchés, contre la liberté, comment on s’y retrouve ?

statue liberté

Les appellations des partis par catégories : extrême gauche, gauche, centre, droite, extrême droite… ont pu à un moment être parlantes… Elles reflétaient une volonté politique et donc pouvaient satisfaire tout un chacun. Aujourd’hui de plus en plus de « gauchistes » (1) se rendant compte que la politique du grand parti de gauche, le PS, n’a plus grand chose à voir avec Jaurès (2) ou Blum…

Il me semble qu’il faudrait nommer différemment ces grands courants de pensées car expliquer la politique à un néophyte avec ces appellations qu’il entend complique les choses car finalement il n’en connait pas le sens ni l’histoire.

Voici comment j’ai choisi d’expliquer les grands courants de pensée à mon néophyte ce matin en travaillant.

Avant de parler de droite et de gauche je parlerai des partis qui sont pour la liberté, les libéraux, puis les partis qui sont contre la liberté (actuellement les extrêmes).

Le groupe de ceux qui sont pour la liberté.

Ils sont parfois nommés UMPS mais regroupent en fait plusieurs partis qui vont du PS à l’UMP en passant par le Nouveau Centre ou le Modem. Différentes tendances plus ou moins sociales existent dans ces partis libéraux, comme elles existaient chez ceux qui se dénommaient les Gaullistes de gauche (Capitant, Séguin pour les plus connus, ce dernier ayant été pleuré par tout le monde à sa mort, les hypocrites).

Étudions maintenant cette liberté qu’ils soutiennent. Il s’agit de la liberté de gagner de l’argent même s’il faut pour cela faire du mal à d’autres humains. La liberté de mentir au plus grand nombre par les médias afin de s’assurer plus d’argent ou plus de pouvoir. La liberté de gagner plus que ce qu’un homme peut dépenser dans sa vie. La liberté de gagner de l’argent en faisant travailler les autres et sans rien faire soi même. A terme peut être la liberté de remettre en place des formes d’esclavages plus ou moins déguisées, bref la  liberté d’utiliser le pouvoir et l’argent en lieu et place de la force physique de la loi de la jungle. Elle est à l’origine de la Constitution des Etats-Unis, et revendiqué par les tea-party pour refuser toute aide de l’état aux plus pauvres, leur théorie est que s’ils sont pauvres c’est de leur choix individuel.

Les partis contre la liberté

Il y a le FN, l’alliance FdG (il comprend : PG, GU, PC, République et Socialisme, FASE, Convergences et alternative), le NPA, LO, etc…

Le FN, lui, est contre les libertés des habitants de France qui ne sont pas nés en France ou de certains qui ne pratiquent pas la religion d’origine de notre république laïque mais il ne souhaite pas restreindre la liberté de s’enrichir en appauvrissant ses voisins.

Les autres partis cités contre les libertés sont à des degrés divers contre les libertés soutenues par les partis libéraux donc pour améliorer la qualité de vie de la majorité en réduisant le train de vie des plus aidés par le système libéral.

Ma liberté, longtemps je l’ai aimée comme une perle rare,

ma liberté pourtant je veux te quitter le 06 mai 2012.

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(1) gauchiste : terme initié par Lenine, puis repris par le PCF dans les années 60 pour qualifier les ceux qui ne se reconnaissaient pas staliniens mais se revendiquaient en quelque sorte communistes indépendants. Le terme fut repris par toute la droite pour les dénigrer.

(2) Jaurès : tout le monde s’en revendique sans complexe du FN en passant par Sarkozy. Pauvre homme. On n’ose le faire avec Blum car il était Juif… et pourtant il fit que le Front Populaire et toutes ses mesures sociales, soient.

La consécration pour un politique : être un guignol …de l’info

guignol

J’ai lu cette phrase dans Le parisien pourtant clairement estampillé libéral :

« Pour beaucoup de responsables politiques, avoir sa marionnette aux « Guignols de l’info » sur Canal +, c’est la consécration » (article sur Nadine Morano intitulé Morano se trouve « moche »)

Cette phrase m’a fait beaucoup rire – et me fait pleurer – et le journaliste s’il a compris ce qu’il a écrit devrait travailler pour une presse plus libre (mais je reconnais que son salaire ne serait pas le même), s’il n’a pas compris la portée de ses propos, je lui recommande fortement d’y réfléchir.

Je vais même l’y aider. La consécration pour un homme politique est d’être un guignol….

Ce n’est pas d’avoir une idée lumineuse, ce n’est pas d’œuvrer parfaitement pour le peuple français, c’est d’endormir suffisamment le peuple par ses tristes pitreries pour être reconnu et peut être apprécié (enfin pas lui, sa marionnette) afin que lui même soit élu/e par le bon peuple  somnolent ou repéré par un supérieur pour un poste plus reluisant. Là sans doute est une limite de la démocratie quand le pouvoir médiatique apporte le pouvoir de nuire…

La politique médiatisée ressemble à une télé réalité, ce sont les petites phrases plus que les idées fortes qui sont médiatisées. Nous avons pris l’habitude des télés réalités et la question paranoïaque que je me pose est « qui décide de la scénarisation de cette télé réalité là ? »

Evidement là peuvent revenir différents noms comme think tank, le siècle, terra nova ou autres illuminatis, bref, différentes organisations plus ou moins reliées. Reliées au monde politique par un bout et au monde financier par l’autre, les deux s’intermêlants joyeusement pour le plus grand bonheur de tous ceux que le fruit de votre travail (appelons cela communément votre argent) intéresse et tant pis si cela fait le malheur du plus grand nombre…

Indigné c’est faible comme idée pour certains, mais sommes nous assez forts pour l’être collectivement ?